Mallay, Essai sur les églises romanes d’Auvergne, p
Abbé Texier, Essai sur les èmailleurs de Limoges, p. 2. Labarte, Arts indust., III, 146.
De Caumont, Abécéd. — autels, p. 21 1.
gni et à Sens 1 . On voit sur l’autel le calice, la patène, les deux chandeliers et la croix. (PI. XXI.)
M. Didron a publié dans les Annales archéologiques un mémoire curieux sur la divine liturgie représentée dans les roses des cathédrales où le Christ, au centre, prêtre et victime, s’offre en sacrifice devant tous les chrétiens groupés dans les zones qui l’entourent2. Nous n’avons pas besoin de recourir à ces images symboliques pour découvrir dans les verrières du xine siècle des sujets qui nous concernent et nous rapporterons la description des principales images de ce genre.
Chartres. — Dans le vitrail représentant l’histoire de Charlemagne et de Roland, on voit dans un médaillon l’empereur assis qui assiste à la messe; devant lui le célébrant découvre le calice pendant qu’un ange lui apparaît. L’autel est cubique, orné d’un quatrefeuilles mouluré en haut et en bas, la plinthe porte des cannelures. Derrière le prêtre se tient le diacre, un évangéliaire à la main.
Bourges. — Dans un des vitraux, au nord-est du choeur, seconde tourelle, on distingue l’image d’un évêque qui célèbre la messe. Il est penché sur l’autel comme au moment de la communion, et joint les mains devant le calice. Il porte une mître basse, une chasuble brune, une tunique verte avec bordure rouge. Le diacre tient la crosse, sa tunique est jaune, son manteau bleu. L’autel est vert d’eau et orné d’un grand quatre-feuilles. Au-dessus de l’autel on remarque une sorte de baldaquin, non pas, je crois, le pavillon du Saint-Sacrement, mais plutôt un dais, tel que les anciens canons le prescrivaient à défaut de ciborium. Il est jaune et rouge en dessous. (PI. XXI.)
Auxerre. — Le vitrail auquel nous faisons allusion n’est pas parvenu jusqu’à nous dans toute son intégrité. Mais on y reconnaît encore sans peine, au milieu de la seconde ligne horizontale, la communion de sainte Marie-Égyptienne qui nous fournit un des actes de la messe. Saint Zozime, à travers l’autel, la communie sous les deux espèces. L’autel est recou-
1. De Montaiglon, Antiquités de Sens. — Cet archéologue a bien démontré qu’il s’agissait du martyre de saint Denys et non de celui de Thomas Becket qui n’a pas été décapité.
Becker a publié un coffret de ce genre avec la même représentation, II, pl. XXVI.