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Voyez Ciboria et confessions

XIIIe SIÈCLE. — VITRAUX.

La châsse de saint Calmine de l’église abbatiale de Mauzac mérite d’être signalée ici1; elle représente sur une de ses faces la cérémonie de la messe. Le célébrant regarde l’assemblée des fidèles, dont il est séparé par l’autel, il étend les bras soulevant les plis de sa chasuble. Son nom est écrit à côté de la tête : PETRUS ABBAS. L’inscription se complète plus loin de cette façon : M AV ZI AC U S FECIT CAP- SAM PRECIO. Il est assisté par deux diacres, l’un à sa gauche, tenant un livre et une croix, l’autre à droite qui ouvre un livre slir ces mots de l’Écriture : Deus est charitas. L’autel ne supporte que deux chandeliers à trois pieds et peu élevés, sa nappe semble maintenue dans un cadre en bois. Cette peinture faite en émail est ornée dans le fond d’un semis de rosaces. Sur un autre compartiment on voit l’autel garni du calice, d’un chandelier et surmonté d’une lampe.

La recherche de la date exacte de cette image est intéressante, d’une part nous voyons encore le prêtre faisant face à l’assemblée, comme dans la fresque des Trois Fontaines, à Rome, et de l’autre nous observons déjà les flambeaux sur la table sacrée qui ne paraît pas ordinairement les avoir reçus avant le xme siècle. Ce problème chronologique n’est malheureusement pas résolu par le nom de l’abbé, parce que l’abbaye à diverses époques fut gouvernée par des religieux de ce nom. M. Mallay attribue l’ouvrage à Pierre III ( 1 168-1 1 81 ). L’abbé Texier, tout en partageant cet avis, fait observer que sur cette châsse les quatre-feuilles arrondis du xne siècle y accompagnent les quatre-feuilles lancéolésdu xme, la vesica piscisest aiguë comme sur la châsse du xme, et cependant les cintres circulaires couronnés de coupoles et la forme des lettres des inscriptions annoncent le xue. En aucune façon elle ne saurait être antérieure à 1 172, époque où furent découvertes les reliques de saint Calmine, pour lesquelles la châsse fut faite. Le plus probable, et c’est la solution vers laquelle M. Labarte semble se ranger en considérant le style des émaux, c’est que ce bel ouvrage est dû à Pierre V, abbé en 1252 2.

Les ateliers de Limoges semblent avoir souvent représenté le martyre de' saint Denys, nous le voyons figuré sur des coffrets d’émail à la cathédrale d’Ana-

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