NOTICE SUR KLOPSTOCK
Frédéric-Gottlob KIopstock naquit à Quedlinbourg te 2 Juillet 173/i. De» rage de seize ans, te génie poétique qui venait de s'évdlier en lui Je plongea dans une réyerie méditative dont personne ne connaissait ni Tobjet jii»4e bui^; aq^çi |*accusa-t-on d'indolence et de paresse.*^ jeuit^ poète (i|,4ll'^v^lpas encore vingt ans) répondit à ces acoisatioàs en pqb}i;uit les trois premiers chants de la Messiadel'U^isej^tfihfEi^id^e décrire Teffet qne produisit cette poésie nouyelk^eC par te^jet qu'elle osait célébrer, et par rharmonie inaccoutunée'des^éxâmètres et des Tersiarabiques non rimes qui dôao^nt iatkUô^ liberté à Timagination. Tous les écrivains cie Tépoque, dont les efforts et Tambition se bornaient à refléter avec plus ou moins d*éclat et de fidélité la littérature de la France et de TAnglelerre , furent éclipsés par Fétudiant obscur, qui se trouva tout-à-coup à la tête de Fécote d'où sortirent plus tard Goethe et Schiller. Mais au mUiende tant de gloire, il était dans la misère, et, pour se procurer des moyens d'existence , il fut obligé de se faire Pfécqitenr d'enfants. En 1749, le roi de Danemark, Frédéric V, ami éclairé et protecteur généreux des arts et des lettres, lui offrit un logement dans son palais et une pension d'environ 5,000 francs. KIopstock accepta avec reconnaissance et partit pour Copenhague, où il acheva en peu d'années les dix premiers chants de la Messiade, et publia, sous te titre de Bardites, Hermann et Thusnelda, la Bataille de Hertnann, etc., etc. Par ces chants héroïques , basés sur une mythologie nationale qui «avait sur celle des Grecs et des Romains l'avantage d'offrir des divinités que les premiers peuples de la Gcr-