‹ La métachromatine chez les Algues et les ChampignonsChapitre 3 sur 3 · T. LXIII. (SÉANCES · texte numérisé non relu

T. LXIII. (SÉANCES

légère teinte bleue apparaît. Il en est de même du chromatophore.

On peut donc conclure de cette première expérience et avec certitude que la métachromatine est localisée dans cette Diatomée, exclusivement dans le suc vacuolaire et qu elle manque totalement dans le cytoplasme et le chromatophore.

Continuons nos expériences et cherchons l’explication des erreurs qui se sont produites au sujet de cette substance.

Pour cela, nous allons employer les fixateurs qui ont été recommandés pour l’étude des corpuscules métachromatiques. L’un des meilleurs est l’alcool absolu et, bien que nous ayons utilisé aussi les autres, nous ne parlerons ici que de celui-là.

Sur les matériaux fixés à l’alcool absolu et colorés ensuite au bleu de méthylène ou au bleu de crésyl, on trouve dans le suc vacuolaire une quantité de corpuscules métachromatiques se colorant en rouge vineux : il en existe parfois des centaines. Lorsqu’ils sont moins nombreux, il s’en rencontre de très gros; un plus ou moins grand nombre sont agités de mouvements browniens; ils peuvent s’accumuler sur une face sous l’action de la pesanteur. Quelquefois, le dépôt des corpuscules se fait le long des cordons de cytoplasme ou encore au contact delà couche pariétale ou des chromatophores; mais il est toujours facile de constater que le protoplasma lui-même est homogène et complètement dépourvu de granulations métachromatiques.

Dans cet exemple, la vacuole étant nettement délimitée du protoplasma et de ses ramifications, l’observation offre toute garantie de certitude.

La métachromatine s’est donc déposée en corpuscules et en grains sous l’action de l’alcool absolu; les histologistes qui n’auraient étudié que du matériel fixé, en seraient arrivés naturellement à décrire ces corpuscules comme étant préformés à 1 intérieur de la cellule; cette erreur s’est produite fréquemment et en particulier à propos des Levures et d’autres Champignons.

La métachromatine qui s’est déposée en grains sous l’action de l’alcool absolu est susceptible de se dissoudre à nouveau au contact de 1 eau : il semble donc que les corpuscules métachromatiques ne devraient pas se retrouver dans les préparations à 1 hématoxyline (méthode de Heidenhaim ou autres méthodes).

DANGEARD.

Il n’en est rien cependant : le mordançage à l’alun a pour résultat d’insolubiliser les corpuscules métachromatiques qui se colorent très bien alors par l’hématoxyline : on retrouve toutes les formes décrites par les différents auteurs.

Les faits que nous venons d’exposer peuvent être vérifiés, en 1 espace de quelques minutes, sauf bien entendu ce qui concerne les méthodes de coloration à l’hématoxyline.

Nous pouvons donc conclure à la suite de ces observations étendues aux Algues et aux Champignons que la métachromatine ne prend pas naissance à l’intérieur d’un chondriome et qu elle ne suit pas l’évolution qui lui a été attribuée. Cette substance est en effet soluble dans l’eau; elle se trouve dissoute parfois en très grande abondance dans le suc vacuolaire; elle forme avec lui une sorte de solution colloïdale ou gelée, d’où elle peut être précipitée sous l’influence de divers agents ou réactifs.

Cette propriété nous explique pourquoi on a rencontré parfois dans la cellule vivante de certaines espèces des corpuscules métachromatiques préformés. Il suffit que, dans une espèce, il y ait production dans le suc vacuolaire d’une substance agissant à la façon de l’alun pour que les dépôts en grains de métachromatine deviennent insolubles; mais ce cas est beaucoup plus rare qu on ne le suppose.

U existe un autre cas qui est fréquent et qui est lié à la transmission de la métachromatine à travers les générations successives.

se

Lans les organes qui abandonnent leur eau, comme la chose produit pour les kvstes, les chlamydospores, les spores, etc.,

finit

contenue

P ar se déposer en un corpuscule autour duquel le cytoplasme, par suite de la disparition de l’eau, arrive plus ou moins au c ontact ; ce sont ces formations que nous avions décrites

autrefois

cœnosphères

riaium , sans d ailleurs en connaître la sigmucauou : m

s }stèuie vacuolaire a la forme d’un fin réseau, le dépôt de métachromatine aura la même forme.

Cette signification se dégage maintenant; ce dépôt de métac cornaline laissé par les vacuoles sera le point de départ des nouvelles vacuoles au moment de la germination; la méta-

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chromatine est douée de propriétés osmotiques considérables qui entreront en jeu au moment de la germination; c’est de cette façon qu’il faut comprendre la transmission du système vacuolaire d’une génération à l’autre.

Nous ne pouvons, dans cette Note préliminaire, indiquer toutes les conséquences qui découlent des constatations qui précèdent; elles trouveront place dans un prochain Mémoire, avec

la bibliographie qui s’y rapporte.

M“ e P. Lemoine offre à la Société un travail dont elle est l’auteur sur les Mélobésiées des îles Falkland.

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