IbUL et AUgemeine Metaphysik
stance A. Gomment cela est-il possible? Nous sommes en présence d'une contradiction; car, comme A, en tant qu'être, est simple, il doit être identique à a, et d'autre part il doit s'en distinguer comme la substance se distingue de ses modes. Aussi bien la contradiction doit être résolue, car il ne s'agit pas d'un concept arbitraire de l'esprit mais d'une donnée de l'expérience. C'est ici le cas d'appliquer la méthode des rapports * : A nous apparaît comme le principe et a comme la conséquence qui doit être identique à la fois et non identique au principe. Nous distinguerons donc dans A deux A dont l'un est identique et l'autre non identique à a. Mais ces deux A doivent n'en faire qu'un : la contradiction reparaît donc. On la résoudra en distinguant encore dans celui des deux A qui n'est pas identique à a, deux A dont l'un est identique et l'autre non identique à a et ainsi de suite. Comme la contradiction reparaît toujours, il n'y a qu'un moyen de la faire évanouir définitivement, c'est d'admettre que a est identique à la totalité de ces A multiples dont le nombre demeure indéterminé mais doit être de deux au moins La conclusion c'est que nous sommes en présence non pas d'un être unique, comme on était tout d'abord porté à l'admettre, mais d'êtres multiples en union les uns avec les autres (zusammcn). Toute inhérence apparente est donc une invitation à poser une multiplicité d'êtres *. Ne voyons-nous pas en elTet que les objets sont colorés, mais que la couleur n'est rien sans la lumière qui l'éclairé et sans l'œil qui la perçoit; que les corps résonnent mais que le son n'est rien sans le milieu qui lui sert de véhicule et sans l'oreille qui l'entend?
i.Woir Méthodologie.