‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 39 sur 172 · Allgemeine Metaphysik, S · texte numérisé non relu

Allgemeine Metaphysik, S

toutes les séries, c'est à proprement parler la substance.

Mais que représenteront alors les autres termes des diverses séries? L'être simple substance sert à expliquer l'unité de l'objet ; les autres êtres simples serviront dès lors à expliquer la multiplicité de ses caractères. En raison delà propriété a nous avons posé la série A'-f- A' + A' :... si le premier A' représente la substance, les autres A' représentent dès lors la cause de la propriété a; de même en raison de la propriété h nous avons posé la série A" H- A" -h A" :.... le premier A", identique au premier A', étant encore la substance, les autres A" représenteront la cause de la propriété 6, etc. C'est en effet par les différences des séries que s'expliquent les différences des propriétés du corps '.

Il résulte de là qu'il y aura autant de causes que l'objet présente de propriétés diverses. Ainsi s'évanouit la distinction anciennement'êtablie entre les modes qui requièrent une cause, et les attributs qui étant essentiels à la substance ne supposent rien de tel. Ce n'est pas que l'être simple qui constitue la substance, n'ait, comme nous le savons, une qualité vraiment essentielle (Was) ; mais cette qualité, inconnaissable en elle-même, n'est aucune des propriétés apparentes de l'objet, modes ou attributs '.

Une autre conséquence de l'étude précédente, c'est qu'il n'y a point de substance sans cause, de même qu'il n'y a point de cause sans substance. C'est qu'en effet un être simple quelconque n'est point en lui-môme et par luimême une substance, contrairement î\ l'opinion courante : il n'y a substantialité qu'autant qu'il y a inhérence, et toute inhérence implique une de ces séries de termes dont le premier constitue la substance, pendant que l'ensemble

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