AUrjemeine Metaphysik, g
d08 LA METAPHYSIQUE DE HERBART,
deux. Les parties, tout en étant distinctes, semblent donc tendre à se pénétrer, et Herbart voit dès lors dans le continu une sorte de courant : « Continuilât ist Fluss ' ». Les mathématiciens, en. effet, n'ont-ils pas donné au calcul du continu le nom de théorie des fluxions?
Ce que l'on n'a pas suffisamment remarqué, quoique le fait soit d'une grande importance, comme on le verra par la suite, c'est que la continuité n'est pas la même (einseitig) pour tous les continus : les mathématiques, dont on a tort de négliger les enseignements, souvent si précieux pour la métaphysique, sont là pour montrer qu'il y a en quelque sorte des degrés de densité dans la
continuité. Ainsi si l'on considère l'expression 1 « h — 1
et que dans cette expression on voie dans x une variable
susceptible de passer par toutes les valeurs possibles
depuis 00 jusqu'à 1, on obtiendra une série continue qui
variera de « à « + 1. L'expression a -i- — = donnera
aussi une série continue mais plus dense; l'expression a -h -ji- un continu plus dense encore et ainsi de suite
pour les expressions a -f- J!— , a -f- -j— , etc. Les fonc-
v'x Vx
lions logarithmiques de tout module donneraient de même une infinité de continus différents; et il existe bien d'autres fonctions encore. Gela montre bien l'insouciance coupable qu'il y a à parler de la continuité comme d'un concept toujours identique à lui-môme susceptible de s'appliquer égnlomcnt à toutes les formes du continu, au temps comme à rcspace *. Nous trouvons là un nouvel exemple, et ce n'est pas le dernier, de la' tendance cons-