‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 56 sur 172 · l/jid · texte numérisé non relu

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4. Tlieoria; du atlruclione clcmcnlorum principiamctaphjsica, ;; 11.

5. Voir clia|tilrc vu pour l'cxposilioii de la IJiéorie, cl 11° purlic pour la crilu|uc des formes a priori.

THEORIE DES FORMES CONTINUES. Hl

riorité mutuelle des parties (das Auseinander); et l'extériorité des parties est le contraire même de la continuité qui consiste dans une sorte de pénétration des éléments. De même la continuité n'appartient pas primitivement au temps dont toute l'essence consiste dans la distinction de l'avant et de l'après (das Vorher and Nachher) : le présent lui-même est toujours absolument distinct du passé et de l'avenir, et ne saurait pénétrer en aucune façon ni dans l'un ni dans l'autre, non plus qu'il ne saurait les admettre même partiellement en lui '. Il semble donc que la continuité soit un caractère ultérieurement ajouté par un progrès nécessaire de la pensée à ce qui constitue proprement l'espace et le temps, à savoir l'extériorité mutuelle des éléments pour l'un, l'antériorité et la postériorité pour l'autre. La psychologie fournira l'explication de ce fait : dans un intervalle quelconque de temps ou d'espace nous concevons toujours plus de parties qu'il ne nous en est réellement donné; mais la possibilité de chercher plus qu'il ne nous est donné (die Môglichkeit dass mehr als das Gegebene zwischen Puncten gesucht werden kann) est ultérieurement conçue; le mécanisme psychique fournit d'abord des points fixes déterminés entre lesquels la continuité est plus lard introduite par le courant même des reproductions psychologiques (der Fluss der psychologischen Reproductionen) *, ce qui explique que la continuité même nous apparaisse comme un courant.

Ainsi la continuité n'est point inhérente au réel, mais à des formes vides, produit du mécanisme psychique, et auxquelles elle est postérieurement surajoutée par une nouvelle opération du même mécanisme. Les contradic-

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