‹ La métaphysique de Herbart et la critique de KantChapitre 57 sur 172 · Allricmelne Metaphi/sik · texte numérisé non relu

Allricmelne Metaphi/sik

lions qu'elle implique n'ont donc pas besoin d'être résolues mais seulement expliquées. Il ne faudra point s'étonner de voir subsister ces contradictions après Tachèvement du travail métaphysique : le fait est sans inconvénients puisque aussi bien elles ne portent pas sur. l'être réel qui demeure en lui-même exempt de toute contradiction. Mais si la psychologie nous montre dans le mécanisme psychique l'origine et la cause du caractère de continuité que nous attribuons au temps et à l'espace sensible, la véritable nature de la continuité elle-même demeure cependant cachée dans l'inconscient de sa production. C'est à la métaphysique qu'il appartient d'engendrer le continu avec pleine conscience (mit vollem Bewusstsein) : alors le continu, bien que réellement toujours inconcevable (undenkbar) à cause de son caractère contradictoire, deviendra susceptible de servir au progrès ultérieur de la pensée métaphysique : c'est ainsi que l'expression e ?V^^ = cos cp -\- sin o {/ — 1 est d'une très réelle utilité en mathématiques, quoiqu'elle n'exprime qu'un rapport entre concepts contradictoires ^ Pour assister à cette genèse pleinement consciente du continu, il suffit de revenir aux conclusions mêmes du chapitre précédent. L'Ontologie nous a conduits à admettre pour rendre compte des choses une multiplicité d'êtres simples, et pour expliquer l'apparence du changement une sorte de va-et-vient (ein Kommen und Gehen) des êtres simples. Or si la pluralité des êtres simples implique par elle-même une sorte d'espace, leur va-et-vient implique, outre cet espace, le mouvement et le temps. Ce va-et-vient est-il identique au mouvement apparent? l'espace dans lequel il se produit est-il iden-

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