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2. Aiiati/liHcIte lU'b'itclUunij des Naturrcchts und der Moral (1830).
3. Ilriefe zur Lehre von der Freiheit des menschlichen Willens (1830).
d'éludiant à léna, il s'initie à la philosophie de Wolff, à celle de Kant et à celle de Fichte, ainsi qu'aux principales doctrines de l'antiquité. Pendant la seconde période (1 797-1809), qui comprend son séjour en Suisse et à Brème et son enseignement comme privat-docent à Gôttingue, il se manifeste comme pédagogue, et mûrit en silence ses idées psychologiques et métaphysiques : cette période a son point culminant dans la publication des Ilauptpuncte der Metaphysik. La troisième période (1809-1833), qui comprend exclusivement les vingt-quatre années de son enseignement à Konigsberg, est celle de la maturité et de la composition des principaux chefs-d'œuvre : Herbart fonde la psychologie mathématique et développe son système métaphysique. Enfin la quatrième période (1833- 1841), qui est celle de son nouveau séjour à Gôltingue, peut être considérée comme une période d'affaiblissement et de décadence. Il ne publie plus que quelques rares ouvrages qui, à l'exception de la série des Recherches psychologiques, ne présentent ni l'intérêt ni les qualités de ses œuvres antérieures.
Complétons cette rapide biographie de notre auteur par quelques indications sur sa personne et son caractère. Il était, nous dit M. Hartenstein qui l'a personnellement connu pendant les dernières années de sa vie, de taille moyenne, mais vigoureux. La démarche était ferme et décidée. Les yeux, bleus, grands et extrêmement mobiles, constituaient le trait caractéristique et essentiel de sa physionomie. Il parlait naturellement, simplement, mais en termes clairs et choisis, comme il écrivait, et seulement lorsque le sujet de la conversation l'intéressait; dans le cas contraire, il demeurait silencieux. Naturellement réservé, il pouvait paraître un peu froid au premier abord; mais sous cette froideur apparente se cachait en
réalité beaucoup de bienveillance et débouté. Il était scrupuleux et réfléchi dans ses actions comme dans ses ouvrages, différant d'agir tant qu'il n'apercevait pas clairement la valeur morale de son acte, comme il différait d'écrire tant qu'il ne se sentait pas en parfaite possession de la vérité scientifique. L'amour ardent et désintéressé de la vérité, l'entière franchise et la parfaite sincérité, qui donnent tant de prix à son œuvre philosophique, furent aussi les traits distinctifs de son caractère. Il n'était point l'ennemi de la gloire, il ne méprisait point la renommée; mais il préféra les attendre vainement plutôt que de les acquérir par un charlatanisme qu'il jugeait indigne de la philosophie, et qu'il sut flétrir si énergiquement chez certains de ses adversaires. Après avoir lutté pendant toute sa vie « contre vent et marée » (wider Wind und Slrom), suivant sa propre expression, il se résigna à attendre de la postérité une justice que ses contemporains semblaient peu disposés à lui rendre.