Guide, II, Intr., p. 9; cf. Aristote, De l'âme, I
;. Guide, 11, Intr., p. 10; cf. .Vristote, Phys., VIII, 5; ^ft■laph., XII. G.
ment de translation de forme circulaire peut être continu ('). Le mouvement de translation est antérieur à tous les mouvements et en est le premier selon la nature. Car niriue la naissance et la cori-uption sont précédées d'une li-anst'ormation. La transformation à son tour est précédée (1 tiii lapprochement entre ce qui transforme et ce qui doit ti-ansibrmer. Enfin, il n'y a ni croissance ni décroissance, sans qu'il y ait d'abord naissance et corruption (").
On peut admettre avec Aristote que le mouvement universel, depuis qu'il existe avec sa nature invariable, n'est pas sujet à la naissance et à la corruption, comme le sont les mouvements partiels. Mais on n'en doit pas conclure que le mouvement universel est éternel, car il a pu avoir été créé par Dieu (').
Le mouvement est mesin-é par le temps. Le temps est un accident (jui accompagne le mouvement et qui lui est inhérent. Aucun des deux n'existe sans l'autre. Un mouvement n'existe que dans un temps, et on ne saurait penser le temps (pi'avec le iiiouveiiient. Par conséquent, tout ce [xiur quoi il n'existe pas de mouvenieiit (comme Dieu) ne tombe pas sous le temps (*).
Le temps fait partie des choses créées, puiscju'il accompan-ne le mouvement lc([uel est un accident de la chose mue et qui' crlle <lios(> clle-môme dont le temps accompagne le mouvement a été créée. Que si Ton dit ; « Dieu fut avant de créer le monde» — oii le mot /'/;/ impli(pie le temps — il n'y a là qu'imagination et non pas réalité de temps, attendu que le temps est indubitablement un accident et fait [jartie îles accidents créés aussi bien (jue la noirceur et la blancheur. Quoiqu'il n'entre pas dans la
I. Guide, II, liitr.. p. iJ; cf. .•\i-i>lolc. l'ins.. VIU, 7, 8; ^fclaph., XII. fi. a. Giiidi; II, Iiilr . p. i)i4; cf. cli. 10. p. 8S: cf. .\rislotc, Pins.. VIII, -; VII, a.