Voir plus loin le Monde
2. Partisans du Calàm, « parole », « discours », n spéculation »: les luotécaliim sont « ceux qui spéculent ». Le Calâm est une théologie orthodoxe qui se constitua vers le ii' siècle de l'hégire et qui se développa avec l'introduction du péripatctisme parmi les Arabes. « La science des fondements de la loi appuyés par des preuves s'appela Calàm », dit Tcftazàni, commentateur des Aqàid de Neséli (éd. de Constantinople, i3i3, p. i5). Cf. ihn Khaldoùn (dans de Sacy, Chrest. arabe, I, p. 46;) et Falaqucra dans Morc-hailorc, éd. de Presbourg, p. iSa. Chahrastani délinit ainsi le Calàm : « Les principes (ossoul) sont l'objet de la science du Calàm. et les conséquences (forou') sont l'objet de la science du droit ». Les Motécallîm établissent la création de la matière, la nouveauté du monde, un Dieu libre, transcendant et agissant sur le monde. Ils professent la théorie des atomes. Sans cesse Dieu en crée de nouveaux. Tout ce qui existe est immédiatement l'œuvre de Dieu. Les privations ou accidents négatifs sont produits par Dieu tout comme les accidents positifs. L'âme elle-même n'est qu'un accident que Dieu continue sans cesse. Dieu seul est cause. Deux faits ne s'enchaînent jamais nécessairement l'un l'autre. L'ensemble de l'univers pouvait être tout autre qu'il n'est.