‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 18 sur 87 · Ib., p. 43s · texte numérisé non relu

Ib., p. 43s

l'hypolhèse de létcrnité du monde, quitte à réfuter plus tard cette hypotlu'-se, qu'un obtiendra la démonstration rigoureuse de l'existeiice de Dieu ('). D'autant plus que les preuves philosophiques sont tirées de la nature visible de Têtre, tandis que les preuves des Motéeallim sont puisées dans des propositions contraires à la nature visible de l'être ('). Les démonstrations de l'existence de Dieu ne peuvent, en cU'et. être empruntées ([u'à la nature «le l'être, telle fpi'clle est établie, visible, et perçue par les sens et l'intelligence ( ').

Maïmonide re|)roduit l'argumentation des philosophes, pour établir l'existence, l'unité cl l'immatérialité de Dieu. Cette arijumentation se dévelojnie en vini;t-ciiiq propositions (').

La 25» proposition conduit à la reclierciie sur l'existence du premier motcui". Cette proposition se lornnile ainsi (') :

« Les principes île la sui)stanee composée et individuelle sont la matière et la forme ('), et il faut nécessairement un affent, c'est-à-dire un moteur qui ait mù le substratum, afin de le disposer à recevoir la forme ; c'est ici le moteur |)rocIiain. <[ui dispose une matière première quelcon([ue ('). C'est là nécessairement le point de départ poui- la i-echerche sur le mouvement, le moteur et le mù.

I. Ih.: cf. p. 3"io : «< (!Vst ptiiirciuoi lu tnnivriMS que ttmti'S 1rs i'nis qiir. diiiis mes ouvnijçes l.'iliniidi(|nt's, il m\irrivr de parler des dogmes l'omlaiiieiitunx et que j'entreprends d'eluWlir rexistcnce de Dieu, je le f.iis d;ins des lernies inclinanl vers le/enii/é (de la inalière). Ce n'est pas que je professe yilcrnilv ; mais je veux ad'ermir l'existence de Dieu dans notre croyance par une métlntde déuïonslralive sui* laquelle il ne puisse y avoir aucune contestation, alin de ne pas appuyer ce dt^gine vrai, d'une si (grande importance, sur une Iiase <pie chacun puisse ébranler et chercher à démolir, et ipie tel autre puisse même considérer comme non avenue » ; voir encore I, ch -6, p. 4''H)-

a. //(.. p. iru.

Page 1