II, ch. I, p
aspccls : le mû. le iiiolcu!'. le moteur «lu niolcui'. Il y a le inù qui meut: mais il y a aussi le mû qui ne communique pas plus loin l'impulsion reçue (la pierre qui. mue par la main, ne meut [las autre chose) : pai- consécjuent. il faut qu'il existe aussi un moteur ([ui ne soit point iiiù. c'est là le molcui- premier (').
-Maïmoniile étaljlit une autre preuve de l'exislenec de Dieu sur la iialui-c de l'être nécessaire.
Il y a des êtres. Or, au sujet des êtres, trois cas sont possibles : i° ou bien aucun èti-e ne naît ni ne périt ; 2° ou bien tous naissent et pci-issent : 3" ou bien, en partie, ils naissent et périssent, et en paitie. ils ne naissent ni ne périssent.
Le pi-emier cas est inadmissible, car nous voyons des êtres naître et périr.
Le second cas est également inailmissible, car, par rapport à l'espèce, la possibilité équivalant à la nécessité ('), si l'on admettait la possibilité pour tous les êtres de naître et de péi'ir. il s'ensui\ rait que tous les êtres aui'aient nécessairement péî'i, car ce qui est possible pour l'espèce ne Iteul pas ne jias arriver nécessairement.
1. Cf. Arislole, Pliys., liv. VIII, cli. ,5: Mélaph . liv. XII, ch. ;. Maîmonide a emprunté celte démonàtratioii a .\lexaiulre d'.Vphrodisias. Cette déiiii>n»truli<iii est reproduite dans le eoiiiiiieiilaire d'Averroès sur la Métaphysique. « Kt quia inveniinus aliquod inotuin et inovens quasi compDsituin ex moventc et moto, et iiiveninius aliquod motuiii per se et non movens, manilestuni est quod est necessc aliquod movens esse et non raotuni ", éd. latine, ijo verso; voir .Munk, op. cit., II, p. 38.
2. II, eli. I. p. ii) Consulté sur ce passage obscur par le traducteur Ibn Tiljlion. Maînionide donne l'explication suivante : Quand \e possible se dit d'une t'spi'Cf, il faut «[u'il se réalise dans certains individus de celte espèce: car s'il ne se réalisait jamais dans aucun individu, comment allirmerait-ou qu'il est pfïssible'.' Si nous p<ïsons (|ue l'ci-riture est une cliose possible pour l'espèce humaine, il faut nécessairement qu'à un moment donné il y ait des hommes qui écrivent : soutenir que Jamais un Inunnu- n'a écrit ni n'ecrini. ce serai! ilire qui' Téeriture esl impossible à l'espèce humaine. Il n'en est pas de nn^nie du possible par rapport à Viiidii-iilii : si nous «lisons de l**l «Mifanl. qu'il se peut qu'il ecTh'e ou n'écrive pas, cela n'imphf)ue pas (|ur l'enfant nec<*ssairenient <loive écrire à un moment (|uelcon<|ne. .\insi, par rapport h l'espèce, le possible devient en ipu'lque sorte nécessaire. \'oir Munk. /. e., n<»te a.