‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 38 sur 87 · II, cil. 4, p. 57 et suiv · texte numérisé non relu

II, cil. 4, p. 57 et suiv

lii fornio est iinlivisihlo, car son action est iinniatoriollc et indivisible. 11 est donc évident que rei'ticient de la l'orme est nécessairement une forme, et ce une forme pure ('). 11 est inadmissible que cet efficient immatériel produise son impression par suite d'un certain rapport, attendu qu'il n'y a pas de rapport de distance entre le matéi-iel et l'immatériel. L'intelligence ou forme pure n'agit pas par contact ni à une distance détcrniinée. puisqu'elle est inimatcriellc. Klle opère par cpanclieincnt, « semblable ii une source qui s'épanche de tous côtés et qui n'a pas de côtés déterminés, ni iloii elle prollue ni oii elle se répande ailleurs, mais qui jaillit de partout et qui arrose continuellement tous les côtés, ce qui est près et ce qui est loin ». L'action de cette intelligence est permanente et. jtour jieu ([u'iine chose soit disposée, elle reçoit l'épanciieinent.

('.oiiinie on l'a vu. l'économie du monde inférieur, du iiioiidc (le la naissance et de la corruption, n'existe et ne subsiste que grâce aux forces qui viennent des sphères célestes ('). Chaque espèce subit l'action des sphères en général et d'un certain asti'c en particulier. Chaque sphère est le prin(i[ie d'énergie de tel élément spécial : la sphère de la lune serait ce (pii meut l'eau, la sj)hère du soleil ce (|ui nu'ut le l'eu, la sphère des autres j)lanètes ce qui meut 1 air. la sphère des étoiles fixes ce qui meut la terre. L'ordre île la nature serait donc celui-ci : quatre sphères, (piatre éléments mus par elles et quatre forces émanées d'elles ([ui agissent dans la nature en général (').

Ces forces ont une acliim doulile : i° elles font naître tout ce qui naît i •->" elles conservent la {'hose née. les individus lenqioraii'euienl et l'espèce per[)('tuellement. h'IIes produisent d'ai)i)i'd des énergies Idi'niatrices (pii sont la cause de l'existence de l'animal, juiis des facultés nutri-

I \,;\ iliTiiiiTi' ilrs iulrlligciii'cs pures, riiilrlli'cl a(;eiil.

3. //)., II. cil. lo. — « Il n'y u |>.is jiisi|ir.i la inninilrr [ihiiilc- iri-ha^ (gui 11*1111 son rtoilr an ricl », liercsrhith rnhha, st'ct. lo.

1. I.a force qui proiliiit les iiiiiicraiix, celle de l'âme ve)telalive, celle do l'àinc vitale, celle de làine raliuiiiielle : cf. (Jiiiil<; I, cli. ;ï, p. 3(io cl suiv.

tives qui le font se conserver et durer aussi longtemps que possible.

Le centre de l'univers est la terre. La sphère la plus rapprochée de la terre est celle de la lune et du soleil, puis vient la sphère des cinq planètes, puis la sphère des étoiles fixes, et enfin, au-dessus de toutes, il est inie sphère sans étoiles (').

A niesuiv cpie les corps se rapprochent du centre de l'univers qui est la terre, ils deviennent plus ternes, leur sul)stance île vient plus grossière et leur mouvement plus dilïicilc, ils perdent leur éclat cl leur transparence, à cause de leur éloignement du corps noble, lumineux, diaphane, mobile, subtil et simple de la sphère céleste (=)■

Le mot « terre » s'emploie d'une manière générale et spéciale. Il s'applique, en général, k tout ce qui est audessous de la sphère de la lune, c'est-à-dire aux quatre éléments, et il se dit, en particulier, du dernier d'entre eux (jui est la terre. Le mol terre signifie donc à la fois le monde inférieur, c'est-à-dire les quatre élémenls. cl la terre proprement dite (^).

Tandis (jue les splières et les astres ne périssent point, dans le monde subiunaire seules les espèces demeurent, les individus dispaj-aissent (*). Les causes de la naissance sont elles-mêmes celles de la destruction (').

I. Guide, II, ch. Ç); p. S3; I, ch. ;2. p. 356. a. Guide, I, ch. ;a, p. 3;'5.

3. II, cil. 3o, p. a35-236; I, cli. 30, p. i%: ch. :% p. 3."ili.

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