‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 43 sur 87 · I. Ih., cil. i."i · texte numérisé non relu

I. Ih., cil. i."i

a. Ih., ch. iti.

î. Ib., cil. i;, p. lag-iîî.

nous empêche pas d'alTinner que Dieu l'a produite du néant et que, quand il le voudra, il la réduira au néant pur et absolu. Nous accordons de même que le mouvement universel est de nature telle qu"il n"a pas pu naître d'un mouvement antérieur qui l'ait fait passer de la puissance à l'acte, comme cela a lieu dans les mouvements partiels continj^ents. Mais nous n'en inférons point que le mouvement universel est éternel, car. s'il est vrai qu'il n'a pu avoir pour cause un mouvement antérieur, il a pu pourtant avoir été créé par Dieu. Nous en dirons autant de la possiiiililé qui doit précéder tout ce qui naît, et nous tiendrons le même raisoiuicmcnt sur ce qu'il dit que dans le ciel il n'y a pas de contrariété par suite de laquelle il doive périr. Ce ciu'Arislotc établit sur ces dillorents points ne prouve rien contre la possibilité de la création. Car, encore un coup, on n'a pas le droit de conclure de l'état achevé d'une chose à son état initial (').

Que si un [larlisan d'Aristole nous objectait : « Puisqu'on ne pcul tirer aucune preuve de cet univers achevé, comment lionc savez- vous qu'il a été créé et qu'il y avait un cire dune nature dillérente qui l'a créé? «Nous répondrions : Cela ne nous touche point par rapport à notre objet présent. En effet, nous ne voulons pas, pour le moment, établir que le monde a été créé, nous pi'étendons uniquement montrer qu'il est possible qu'il ait été créé. C'est ce que nous avons essayé de faire. Pour nous réfuter, il faudrait démontrer l'impossibilité de la création, non pas par la nature de l'univers, mais par ce cjue l'intelligence juge être nécessaire par rapport à Dieu {').

Précisément on a cherché à démonti'er l'éternité du monde en prenant Dieu pour point de départ (').

Supposé la création, a-t-on dit. Dieu aurait passé de la puissance à l'acte, puisqu'il aurait agi à un certain mo-

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