‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 65 sur 87 · C.r.Mi-taph, IX, ch · texte numérisé non relu

C.r.Mi-taph, IX, ch

4. <;r. Guide, I, ch. i-, p. O9; III, ch. 8. I,r mal ((>ii liait île \n privalidii ii'exUlc que duiis le monde iiubliinairf, iluiis le luuiidc supcriciir ricii n'est corruptible ; cf. II, ch. 3o, p. a'i5.

à la privation, source de la mort et de tous les maux, est un bien, eu égard à la perpétuité de la naissance et à la reproduction continuelle de l'être. On lit dans Beréschith rabba : « Rien de mal ne descend d'en haut » (').

Beaucoup soutiennent que la somme des maux l'emporte sur celle des biens (■). Le pessimisme est une erreur de point de vue : on juge de l'univers sur la seule mesure humaine. L'homme s'imagine que le monde entier n'existe que pour sa personne. Ses désirs sont-ils contrariés, il prononce que l'être tout entier est le mal. Mais si l'homme considérait et concevait l'univers dans sa totalité, et s'il savait la petite place qu'il y occupe, la vérité lui deviendrait nianiroste. Et cette vérité est que l'individu n'est qu'un alome sans vah-ur dans l'immense tout.

Vax réalité, l'existence est un grand bien pour l'homme et un bienfait de la part de Dieu, à considérer les propriétés et les perfections dont nous jouissons. La plupart des maux qui frappent les créatures viennent d'elles-mêmes. Ce sont nos propres vices qui nous infligent nos souffrances.

On peut giouper les différents maux qui atteignent l'homme en trois classes :

1'^ 11 y a les maux qui sont la conséquence nécessaire de notre nature d'être matériel. La sagesse divine a voulu que la naissance n'eût lieu que conséquemment à la corruption ('). Sans la dissolution individuelle il n'y aurait pas de naissance spécifique pei'manente. Il est clair par là que tout en Dieu est pure bonté et bienveillance et que de Dieu il n'émane que le bien. Celui qui, tout en étant de chair et d'os, veut en même temps se soustraire aux accidents de la matière, ne va à rien moins qu'à vouloir réunir les deux contraires, attendu qu'il veut à la fois être sujet aux impressions et ne pas l'être. Tout ce qui peut se

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