‹ La métaphysique de MaïmonideChapitre 74 sur 87 · I3 cil. 32, p. my · texte numérisé non relu

I3 cil. 32, p. my

l'ame llô

signifie que l'existence d'une ànie qui n'a pas ohlenu de forme, qui reste une âme sans intelligence, n"a aucune valeur (').

Apres avoir dcterniiné les formes de la connaissance, il convient de se dcinandei- quelle en esl l'clendue.

Xous ne pouvons connaître ([ue les cIkjscs suhlunaires. le monde su[ir'ricur nous écliappcDieu seul en ]i<'ut a\()ir une parfaite intelligence ("). Cependant le désir nous presse de scruter ces problèmes (^). Comme ils ne sont pas susceptibles de démonstrations véritables, nous en sommes réduits aux conjectures et à des opinions très divergentes. De là la grande conlusion (jui règne en matière de m('ta[)liysique, alors <ju'on est presque d'accord en jibysique cl tout à fait en mathématiques (').

C'est la niatièi-e qui empêche de percevoir dans leur réalité les intelligences pures. Même les sphères qui sont d'une matière très subtile sont empêchées par celle-ci de saisir les intelligences pures dans toute leur réaliti'-. « (Vest à cela ([u'on fait allusion dans les livres des prophètes, quand on tlit ([u'un voile nous sépare de la divinité, ([u'cllc nous est dirobéc par une nui'c, [lar dos ténèbres, par un brouillard ou par des nuages, et autres expressions semblables. On nous signifie cpien raison de la matière nous sommes incapables de percevoir Dieu »(''). L'homme ne perçoit pas les formes pures, mais seulement les (ibjrts qui ont matière et forme ("). Donc, nous ne saurions percevoir l'essence de Dieu, nous n'en [)ouvons saisii- (pie les manifestations {'). .Vulre chose est de connaître Texistence d'un être, au moyen de ses actions ou de ses accidents ou de ses rapports avec d'autres êtres. auliT chose de con-

I. Cf. Ii'çodv hnTiinili. IV, 8; Giiiih; III. cli.8; .Vrisidic. Pc anima. Il,

a. 11. cil. X2. p. i;»; «11. ai, p. ii.ij ; III. cli ;, p. ■^- : cC. 1. ili. il. |> ut^.

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