I, ch. 34, p. 126 et sq
4. I, Introduction, p. 9, 12, i4; I, ch. 34, p. 12;; II, ch. 29, p. 228: III, Obscrv. prélim., p. 4; ch. 5, p. 3i; cf. Haghigah, i3\
PRÉPARATION A l.A MÉTAPHYSIQUE 21
pour nous deiiioureut lotalcineut inipcnétrables ('), et ily en a d'autres dont nous ne saisissons ([u'un aspect (').
Donc il faut prcmlrc garde à ne pas aborder la spéculalion pr(''cii)itamment. Et s'il survient au chercheur des doutes ou si une dcmonsti-ation rigoureuse n'est pas possible, il ne devra [)()ui- cela tomber dans la négative ni crier au mensonge, mais « respecter la gloire de son Ci'éateur », s'abstenir et s'arrêter {').
Que si Ma'imonide a écrit sur la métaphysique, c'est qu'il estimait qu'on ne doit pas dérober les résultats de ses recherches à qui est capable d'en profiter. Toutefois, « ce que je crois posséder, ajoute-t-il, n'est qu'une simple conjecture et opinion personnelle, je n'ai pas eu là-dessus de l'évéhition divine qui m'ait l'ail savoir que ce soit là récllemenl ee iju'on a voulu dire, et je n'ai pas non plus a[)pi-is d un maître ce que j'en pense. Ce sont les textes des livres prophéli(jues et les discours des docteurs, ainsi que les propositions spéculatives que je possède, qui m'ont induit à croire que la chose est indubitablement ainsi. Cependant, il est possible qu'il en soit autrement et (|u'ou ait Voulu dire tout autre chose (*) ».
Mais si courts (jue soient nos moyens et quoique le fond de l'être doive nous écliappei-, il n'en reste pas nïoins qu'on en peut connaître^ quelque chose, qu'on peut se l'approcher de la certitude (-), que l'étude de la métai)hysifjue est le devoir suprême, la seule perfection véritable, la plus noble des fins (").
« \i les biens, ni la santé, ni les nueurs, ne sont des |)erfectious dont il faille se glorilier et ipi'on doive désirei\ la seule perfection (jui puisse être l'objet de notre