I. I.cli. 33, p ii.">; th. 34. |>. i3<i; fli. :i, p
a. Ilof!liif!ah, il b. Déjà le Siracidc avait dit : « NVtudio pas co qui est trop incrvcillcux pour loi et uc scrute pas ce qui est trop euveloppc ; applique tes facultés à ce qui l'est ouvert, ne l'occupe pas des niysli res >• {Ecclisiasiique, III, ai); cf. llaghigah i3a: llfreschilli rahba. 8. Combien dangereuse est l'élude de la raétaplijsique, c'est ce que marque le passage suivant: « (Juatrc entrèrent dans le pardés (= le paradis = le domaine niétapliysiquc) : lien A/aî, Ben /onia, A'her et 11. Aqiba. Ben Aiaî n-ganla et mourut, Uen Zonia regarda et perdit la raison, .V'Iier trancha dans les planlalions (= tondia dans la négation), seul II. Aqiba entra et sortit sain el sauf » (llaghiKiih, 14 I)). Voir encore Srhabbath, i3'; Mt-na- 'holh. !>(('• el 4."i' ; /'.•.w'/iim. .lo- : Ii(r; Qiilihiiifcliin, ;i*; Guide. I. ch. 3a, p. lia et suiv. ; ch. 13. p. 11; ; II, ch. au, p. aa;
reineut aux recherches spécuhitives et donner le moins de temps possible aux besoins matériels (').
Donc on n'initiera à la métaphysique que celui qui l'ounira les conditions suivantes : i° être particulièrement (loué en sorte (juil saisisse un sujet à la plus légère indication : 1" posséder un bagage suffisant de connaissances scientiliques et philosophiques (*) ; 3° avoir discipliné les mouvements de l'instinct et s'être élevé à un haut degré de moralité (').
Encore n'enseigne-t-on que les premiers éléments et sous le voile de l'allégorie ou sous forme d'allusion ("). Encore faut-il se résigner à ignorer toujours le mot de certaines énigmes, car il y a des êtres et des objets qui
1. 1, ch. 34, p. 118 et sq ; cf. I, Inlroduction, p. i3; MI, ch. 5, p. 33. D'après Avicennc (Métaphysique, liv. IV, cli. i), la philosopliie spéculative a trois parties : la science inférieure ou physique, la science moyenne ou mathématique, la science supérieure ou métaphysique.
2. I, ch. 33, p. 117 et 118; ch. 55, p. 226; II, ch. 20, p oa-; III, cli. 28, p. 2i4- Cf. I. 34, p. 120 et sq. ; n Tu sais que les sujets en question se tiennent. Eu efl'et. il n'y a pas dans rètrc autre chose que Dieu et ses œuvres ; ces dernières sont tout ce que letre renferme eu dehors de Dieu II n'y a aucun moyen de percevoir Dieu autrement que par ses œuvres: ce sont elles qui indiquent son existence et ce qu'il faut croire à son égard, je veux dire ce qu'il faut affirmer ou nier de lui. Il faut donc nécessairement examiner tous les êtres dans leur réalité, afin que de chaque branche de la .science nous puissions tirer des principes vrais et certains pour nous servir dans nos recherches métaphysiques. Combien de principes ne puise-t-on pas, en efl'et, dans la nature des nombres et dans les propriétés des figures géométriques, principes par lesquels nous sommes amenés à écarter certains caractères de la divinité et dont la négation nous conduit à différents sujets métaphysiques. Quant à l'astronomie et à la physique, il n'y aura, je pense, aucun doute pour toi que ces sciences ne soient nécessaires pour comprendre la relation de l'univers au gouvernement de Dieu, telle qu'elle est en réalité et non pas suivant les imaginations, Il y a aussi beaucoup de matières spéculatives, qui, sans fournir précisément des données à la métaphysique, exercent l'esprit, lui font acquérir l'art de la démonstration et lui apprerment à discerner l'essentiel de l'accidentel, ce qui empêche bien des confusions et des erreurs ».