‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 114 sur 581 · CHAPITRE III. DE LÉTRE ACCIDENTEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. DE LÉTRE ACCIDENTEL

assis, ou debout, ou couché. Il peut changer de position dans l'espace, mais toujours il est quelque part. On peut le concevoir ou blanc ou jaune ou rouge ou noir, mais il ne peut être sans quelque couleur.

Il y a donc des réalités, qui, variables dans leur détermination dernière, se retrouvent cependant toujours dans certains êtres. Et quelle est la raison de cette présence, pour ainsi dire, nécessaire? C'est que ces réalités découlent de l'être; elles sont les modifications de la substance. C'est la doctrine d'Aristote dans le passage cité plus haut.

Ainsi, d'une part, ces réalités font vraiment partie de l'être où elles existent; elles lui sont naturelles, elles procèdent de sa nature jusque dans leur variabilité, suivant cette définition d'Aristote : la nature est le principe et la cause du mouvement et du repos, dans l'être où ces états existent par eux-mêmes et non par accident (1) ; et ce principe n'est autre que la substance (2).

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