‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 147 sur 581 · LIVRK 111. CAUSi: KFFICIKMK · texte numérisé non relu

LIVRK 111. CAUSi: KFFICIKMK

jiièmc manière, ou n'a d'autre mouvement qu'un va-et-vient rapide, qui facit, semper idem est, la planche qu'il faut découper en ornements vient se présenter sous diverses positions aux dents qui produisent le dessin.

Reste donc la pression du doigt sur l'argile. Il est bien vrai que pour qu'il y ait empreinte, il faut que l'argile cède sous la pression, et que le doigt suive. Donc nous retrouvons encore ici un mouvement. Mais on peut concevoir, comme tout à l'heure, que ce mouvement nécessaire à l'action soit tout entier dans l'argile.

Lorsqu'on frappe une médaille, on peut s'y prendre de deux manières : ou bien le coin, mis en mouvement par le balancier, atteint le métal et le poursuit à mesure qu'il cède; ou bien, le coin restant immobile, un levier comprime le métal et le force à pénétrer toujours davantage dans le moule.

Concluons que nulle part nous ne trouvons un mouvement de la cause véritablement essentiel à son action. Tous ceux que nous observons dans le sujet précèdent accompagnent ou suivent l'action, et rien, dans l'expérience prudemment analysée, ne nous oblige à supposer que la cause change parce qu'elle agit : Non necesse est movens ynoveri.

ARTICLE III

Troisième conséquence

l'action est dans le patient

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