‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 146 sur 581 · Continuation de la même discussion · texte numérisé non relu

Continuation de la même discussion

Il est d'autant plus important de bien se pénétrer de ce principe, qu'il semble en continuelle contradiction avec les faits. Pour le mieux comprendre, laissons donc l'objection se poursuivre.

— Dans ce qui précède, on a considéré certaines altérations du sujet qui sont concomitantes à l'action, et il reste établi que ces concomitances sont accidentelles. Mais il y a des mouvements de l'ouvrier qui sont nécessaires à l'action. Il ne modèle l'argile qu'en appliquant ses doigts tantôt en un point, tantôt dans un autre, et s'il demeure complètement immobile, il ne parait pas qu'aucun vase soit produit.

— C'est vrai ; mais analysons ces divers mouvements. Je vois deux choses à distinguer, le mouvement du doigt pour qu'il s'applique sur l'argile, et la pression qu'il exerce sur elle. Le mouvement du doigt est destiné au rapprochement nécessaire pour que l'action se produise. Mais on peut concevoir que ce rapprochement s'obtienne par un mouvement de l'argile. C'est ainsi que dans les scieries mécaniques, pendant que la scie tourne toujours i\i^ la

(1) Genôse, ii.

(2) Eccli., xxxiii, 13.

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