‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 176 sur 581 · CHAPITRE m. PlUNCIPE D UMON · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. PlUNCIPE D UMON

et l'effet nous avons appris que la cause est plus parfaite que son effet, quelle contient réellement tout Tètre qu'elle produit, mais dans un degré éminent et sous une forme plus parfaite.

Voulons-nous, par là, dire uniquement que la cause est plus parfaite que son effet? A la vérité, ce serait déjà quelque chose, car nous avons ainsi une limite inférieure audessus de laquelle il faut placer la cause. Mais, heureusement, nous n'en sommes pas réduits à cette connaissance négative, et nous pouvons pénétrer dans la nature même de la cause, en vertu du principe d'éminence, puisque de ce principe découle la similitude de l'effet à sa cause.

Certes chacun voit que par l'effet nous ne pourrons jamais connaître adéquatement la cause; car pour cela il faudrait que dans l'effet fût contenue toute la perfection de la cause. Cependant chacun voit aussi que nous aurons une science réelle quoique imparfaite de la cause, si l'effet lui est semblable. C'est ainsi que d'une empreinte on peut conclure à la forme du cachet, ou d'un portrait à la beauté de l'original.

Étudions donc avec soin comment on démontre que l'effet est semblable à sa cause.

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