CHAP. II. — NÉCESSITÉ MÉTAPHYSIQUE DE LIXTEXTIOX
soin d'être mises en mouvement; mais cette inclination produite dans le sujet est une action que subit la volonté, et, par conséquent, elle dénote la passivité plutôt que l'activité.
Si donc toute cause seconde est déterminée à agir par un appétit, par un motif, c'est précisément parce que toute cause seconde est un « moteur mù », movens motum. Or ici, je ne puis trop le répéter, nous ne nous occupons de la cause qu'en tant qu'elle est cause; nous considérons l'agent en tant qu'il est (( moteur » et non en tant qu'il est « mû » . Par conséquent, dans cette étude de la volonté nous écartons les motifs et les appétits.
Soit donc une volonté mise en acte sous des influences précédentes quelconques, quels sont donc les actes qu'elle peut poser en vertu de son activité propre? Il y en a deux : le premier a pour terme un être existant, l'autre a pour terme un être à réaliser. Si l'objet voulu existe déjà, l'acte dont il est le terme est un vouloir de complaisance ; voluntas beneplaciti. Si l'objet voulu n'existe pas encore, le vouloir décide qu'il existera, et c'est précisément l'acte qu'on nomme Vintentinn.
Après cette explication, la démonstration annoncée est courte et facile. Il est prouvé que tout effet provient d'un vouloir en relation avec l'idée. Or tout etfet devient avant d'exister. Donc il procède avant tout et essentiellement d'une volonté formulant une intention. Fiat, fit, factum est : ces trois mots expriment suivant leur ordre essentiel les causalités, telles qu'elles se reflètent dans l'effet.
ARTICLE II
DEIXIKME nÉMONSTRATION