‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 431 sur 581 · Place de l'instrument dans le cycle des causes · texte numérisé non relu

Place de l'instrument dans le cycle des causes

Saint Thomas nous apprend quelle est cette place, parle texte suivant, où il développe tout le cycle de la causalité :

Considerandum est quod, cum sint causarum quatuor gênera, materia non est principium actionis, sed se habet ut subjectum recipiens actionis effectum. Finis vero et agens et forma se habent ut actionis principium, sed ordine quodam. Nam primum quidem principium actionis est finis qui movet agentem; secundo vero agens; tertio autem forma ejus quod ab agente applicatur ad agendum (quamvis et ipsum agens per formam suam agat , ut patet in artificialibus. Artifex enim movetur ad agendum a fine qui est ipsum operatum, puta arca vel lectus, et applicat ad actionem securim qua? incidit per suum acumen (1).

Ainsi la production d'un effet a pour premier principe une intention. Déterminée par cette intention, la cause efficiente conduit l'effet à la perfection qui est le terme même de rintention. Si l'agent agit seul et par lui-même, c'està-dire par sa propre forme, nous avons le cycle étudié au livre vu-" de cet ouvrage. Mais il peut se faire qu'il y ait un instrument, et alors on se demande dans quel point du circuit est sa place. L'intention reste la même, et d'ailleurs elle influe immédiatement sur la cause principale. D'un autre côté l'effet final, lui aussi, reste le même. Il ne reste donc pour l'instrument qu'une seule place disponible, savoir, une place entre la cause efficiente principale et l'effet.

(1) s. Thomas, I, q. 105, art. 5.

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