‹ La métaphysique des causes d'après Saint Thomas et Albert le GrandChapitre 55 sur 581 · Des exemples en métaphysique · texte numérisé non relu

Des exemples en métaphysique

Il y a, dans ce qui précède, une leçon pour tous ceux qui étudient les sources de la métaphysique scolastique. Qui de nous n'a été déconcerté en entendant Aristote ou saint Thomas affirmer quelque grand principe, et pour toute preuve apporter un ou deux exem2:)les tirés de phénomènes matériels et grossiers? — Eh quoi avons-nous pensé, si peu de faits et des faits si petits suflisent-ils donc pour qu'un si grand principe soit admis sans conteste? — Non, répondent saint Thomas et Aristote, si vous considérez ces faits comme formant un raisonnement par induction; oui, si par l'induction votre esprit sait dégager l'universel « mêlé confusément et comme noyé dans les propriétés particulières (2) ». Xe comptez donc pas les exemples, car le nombre ne vous conduira jamais jusqu'à l'universel; mais servez-vous de tous pour mieux méditer sur chacun.

(l),(Inductio et sensus)... non operanlur nisi ut minislri, niinistrando scilicet seasibilia a quibus accipiuntur intellecla. (.\lb. Mag., Etliicor., lib. VI, tr. II, cap. XIX.) Lisez tout ce chajiitie.

(2) Univeisale niixtum et confusuni est in singularibus. (.\lb. Mag., Posterior., lib. II. tract. V, cap. i.J

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