‹ La MéthémoglobineChapitre 18 sur 23 · PRINCIPALES CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

PRINCIPALES CONCLUSIONS

} RTS ; : f La méthémoglobine est un composé nt mieux n1 moins bien défini que l'oxyhémoglobine.

Ilest même plus facile, étant données les deux conclusions suivantes, d'obtenir de la méthémoglobine pure d'oxyhémoglobine que de l'oxyhémoglobine pure de méthémoglobine.

En dehors du globule rouge et au-dessus de 0°, l'oxyhémo- [e) D )

globine est toujours mêlée de plus ou moins de méthémo-

globine. |

Les deux absorptions intermédiaires du spectre de la

méthémoglobine brune (dite acide) ne sont pas dues à un

reste d'oxyhémoglobine non transformée.

La variabilité de leur aspect, source des anciennes discussions, lient à ce que les solutions de méthémoglobine brune peuvent contenir plus ou moins de méthémoglobine rouge (dite alcaline).

La méthémoglobine brune et la méthémoglobine rouge paraissent être, en effet, la forme ordinaire et la forme aci de la mélhémoglobine considérée comme un pseudo-acide.

L'ammoniaque non ionisée (ammoniaque en présence des sels ammontacaux) ne réagit pas sur la méthémoglobine

Lg PRE comme l’ammoniaque ionisée. Au lieu du spectre de la mélhémoglobine alcaline, on ébtient alors un nouveau spectre : large bande vers } — 534, el faible absorption commençant un peu avant D et se renforçant vers } = 568.

L'acidhémoglobine de Harnack semble n'être qu'un mélange de méthémoglobine et d'hématine.

Les nitriles ne sont pas de simples producteurs de méthémoglobine. La formalion d’azoxyvhémoglobine, sous leur action, peut expliquer les accidents lardifs signalés après les inhalations de nitrite d’amyle.

Les résistances différentes de l'hémoglobine des différents sangs à la méthémoglobinisalion, mesurées par le temps que met à devenir visible la bande à } — 63%, tiennent surtout à des différences d’alcalinité du sang.

L'examen spectroscopique sous grande épaisseur permet d’apercevoir les premières phases de la méthémoglobinisa-

tion de l’oxyhémoglobine qui échappaient à lexamen ordinaire.

La bande d'absorption dans le rouge, signalée, dans ces conditions d'observation, par M. de Thierry et MM. Piettre et Vila, et attribuée par ces auteurs au spectre de loxyhémoglobine, n’est autre que la bande à x — 634 de la méthémoglobine.

La méthémoglobine donne, avec les fluorures, une combinaison, que l’on peut obtenir à létat cristallisé, mais qui n'est stable alors qu'en présence d’un excès de fluorure

dissous.

Cette méthémoglobine fluorée (Ville et Derrien) présente un spectre caractéristique à deux bandes à }—612 et — 49%.

LRQ TES La bande principale, que Ville et Derrien proposent d'appeler bande de Menzies, se distingue nettement de la bande de la méthémoglobine (à x — 634): elle est environ deux fois plus visible et située plus à droite (1 — 612). |

Il y a là une réaction à la fois de la méthémoglobine et des fluorures.

Vu et permis d'imprimer : Vu et approuvé :

Montpellier, le 15 février 1906 Montpellier, le 15 février 1906. Le Recteur : Le Doyen :

Ant. BENOIST. MAIRET.

Page 1