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d'alarme que laissent échapper Lous les homines de bien qui s'occupent un peu d'affaires publiques : « Nos hommes politiques sont, pour la plupart, sans principes arrêtés, saris convictions, d'une ignorance phénoménale en fait de connaissances religieuses, [ls nous poussent, sans s'en apercevoir, à l'abime, à la révo lution.»
Malgré cela, on suit toujours la routine en fait d'enseignement : du matin au soir on explique Horace, Virgile, Cicéron, etc, ; une
qu'il soit fois par semaine on donne une leçon de cathéchisme, et des plus mbattre ? maigres qu'on puisse imaginer, Grand Dieu! il fautbien lâcher oursentir " le mot: quelle stupidité ! Des hommes à qui doivent être confiés > doivent- les plus chers intérêts de l'Eglise et de l'Etat, on leur laisse our vivre ignorer justement ce qu'ils devraient savoir, et en revanche on
l'erreur leur farcit le cerveau d'un tas de niaïiseries qu'ils devront se r? Est-ce hâter d'oublier, qui les rejettent vingt siècles en arrière de leur
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époque. Tout cela, c’est en l'honneur d'un beau latin qui n'est pas même compris. Mais il y a ià de quoi faire crier vengeance jusqu'à se rompre les veines! Oui, on nous laisse à la merci de mille passions que tout a contribué à rendre plus vives ; à la
religion merci d'une profonde ignorance qui, de tous les ennemis, est ses sens peut-être le plus à redouter, car elle conduit à l'indifférence ons, qui religieuse d'abord, puis ensuite à l’impiété. Dans la vie publique peuvent aujourd'hni, par une conséquence naturelle de la mauvaise ul assié- éducation qui se donne, il n’y a plus rien de sacré ; tout devient vénal ; tout ne se fait que par intrigues, On ne respecte nullepartout ment la religion que l’on ne connait pas, etsi parfois on veut bien arche et en tenir compte, c'est plutôt pour lui rendre de stériles hommontent mages que pour mettre ses enseignements en pratique. Si nos Que résultel enfin de l’éducation qui se donne à la jeunesse endra à laïque du Canada ? Des énormités sans nom, des outrages | Consé- incessants contre ce qu'il y a de plus saintet de plus respectable. rement Le moins pour nous, c'est d’avouer qu’à toutinstant nous avons à À aussi rougir de l’indigence d’un véritable savoir dans ceux mêmes qui ec plus sont les mieux intentionnés et les plus disposés à servir la cause encore du bien. En Europe, au moins, la vérité attaquée sur toute la exerce ligne, trouve un assez grand nombre de défenseurs dignes i n'ont d'elle. Ici, ils sont en si petit nombre, qu'on peut bien dire qu'ils térieu- font défaut. Une expérience de tous les jours est là pour droits. affirmer que les connaissances les plus élémentaires du dogme evient catholique sont profondément oblitérés chez ceux qui, par l'importance de leur position, ne devraient jamais les perdre emen- de vue. | r pour Maisons d'éducation, voulez-vous savoir au juste ce que vaul llége, l'éducation que vous donnez, malgré tout votre zèle, tout votre 'S une dévouement, malgré vos intentions si pures et vos nobles efforts. 1e aux Jetez un coup d'œil sur ces feuilles dégoûtantes et malsaines, 67 0 qui vont porter la pestilence et la mort jusque dans les recoins
les plus obscurs de nos campagnes, Qui les rédige? Vos anciens élèves. Voyez et comptez, s'il est possible, tous les lecteurs assidus des romans les plus immondes? Qui sont-ils? Vos anciens élèves, qui ne font que lire les commentaires de Virgile ot d'Horace. Quels sont ceux qui hurlent ici: «Le clergé est trop à l'aise, les églises sont trop ornées; les dimes sont une charge, dignes des temps barbares; les prêtres ne doivent paraitre qu'à la sacristie et à l'autel; la religion ne doit exercer aucun contrôle sur la politique ? » Vos anciens élèves, à qui les auteurs païiens ont fait oublier le respect qu'ils devaient aux prètres, à la religion, et qui leur ont fait accroire que PEtat peut se passer de Dieu et de ses ministres. Qui sont ceux enfin qui ameutent la populace contre toute autorité légitime, qui prèchent le dévergondage, l’immoralité, l'ivrognerie au Rte des élections, et font de ces jours où l'avenir de tout un peuple est en cause, des bacchanales dignes des pourceaux de Rome et d'Athènes ? Vos anciens élèves, qui s'efforcent de marcher sur les traces des héros païens que vous leur avez fait admirer, Sans doute, il y a d'honorables et de très-honorables exceptions ; mais il est cependant bien douloureux d’avoir à s’'avouer que les bons citoyens qui sortent de nos maisons d'éducation comptent dans les exceptions. Les rôles devraient être intervertis, d’après l’ordre voulu par la Providence, et c'est là ce que nous voudrions obtenir.
Qu'on ne se méprenne pas sur notre pensée : nous ne voulons Las, par ce que nous venons de dire, injurier nos maisons d'éducation, les chefs qui les dirigent. Les véritables auteurs du mal ont échappé à leur clairvoyance, enfermés dans les pupiîtres des élèves, invisibles presque, et cachés sous l'extérieur le plus humble, Quoi! ces cinq paiens en lambeaux seraient des conspirateurs dangereux ? Eh ! mon Dieu, oui ! ce sont eux qui rendent la jeunesse sceptique, incrédule, ingouvernable, Maintenant que les auteurs du mal sont connus, on serait coupable si l’on n’en faisait pas justice.