‹ La méthode chrétienne considérée dans ses avantages et sa nécessité et réponses à certaines difficultés [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 19 · RAL · texte numérisé non relu

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populum docens per universam Jdudæam. Il travaille à renverser l'autorité légitime et ensuite à dominer lui-mûôme : une invenwimus prohibentem tributa dare Cæsari et dicentem se Christum regem esse. Ce n'est pas tout ; Jésus-Christ veut encore porter une main sacrilége sur les usages et les coutumes les plus respectables que les Ancienssuivent religieusement : Quare discipuli tui transgrediuntur traditionem seniorum ? Quelle accusation que cellelà et quelle force ne doit-elle pas avoir ? Jésus-Christ n’est qu’un jeune homme et il se permet d'aller contre la routine des Anciens ! Ah ! jeunes gens, jeunes gens, aurez-vous donc toujours la tête chaude 1! ! ! Jésus-Christ s'attaque enfin à la religion ; il veut détruire la loi et les prophètes. Ses ennemis font sonner cette accusation si haut, qu'il juge nécessaire de se justifier et d'affirmer le contraire : Non veni soluere legem sed adimplere.

Un dernier trait qui caractérise au parfait les ennemis de la vérité à toutes les époques et qui les fait reconnaitre infailliblement, c'est qu’ils combattent tous par la conspiration du silence. Ils ne veulent pas qu'on touche à certaines questions, et si on les soulève, ils commandent de suite le silence.”eMaître, disaient les Pharisiens à Jésus-Christ, faites taire vos disciples” Plus tard, le Prince des prêtres fit comparaître les apôtres devant lui et leur dit : « Nous vous enjoignons de ne plus prècher la doctrine du crucifé ; voilà que Jérusalem en est remplie.» Saint Pierre fit une fort belle réponse en cette occasion. «Il vaut mieux, ditil, obéir à Dieu qu'aux hommes : obedire oportet Deo magis quam hominibus. »

Cette maxime, nous espérons ne l'oublier jamais et en faire toujours la règle de notre conduite.

La question des classiques considérée dans son importance générale,

Preuves intrinsèques de l'importance de la question des classiques,

Non est pax impiis, dit l'Ecriture : il n’y a pas de paix pour les impies.” On peut en dire autant de ceux qui ne sont pas de bonne foi dans l'opinion qu’ils soutiennent, Aussi nos adversaires, pour secouer une pensée qui leur pèse et les fait souffrir,

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nous disent en se rassurant: Mais pourquoi faire tant de brui avec cette question des classiques M oélienet Au fond rt d'une importance tout à fait minime, + NRC Geux qui formulent un jugement de cette sorte, s'ils croient ce qu ils disent, font au moins preuve d'une très-grande légéreté d esprit. Quand on considère de plus qu'il en est parmi er ; sont préposés à l'éducation de la jeunesse, on ne peutse défe ss d'éprouver de terribles serrements de cœur, en les D DO si peu au fait de ce qu'ils devraient avant tout connaitre ! tx grandeur de leur tâche et l’immense responsabilité ni db as Ê ponsabilité qui pèse Quoi ! la question dont il s'agit est peu importante! Mais : quoi touche-telle donc en dernière analyse ? n'est-ce as à l'éd ! ‘ation de la jeunesse ? Et l'éducation de la ue ei de de chose ? Les livres saints nous en donnent certainement he touchante idée. L'homme, dit la Vérité éternelle, suivra “ren sa vieillesse les mêmes voies que celles qu'il a suivies dans ps jeunesse : Adolescens juxtd viam suam, cliam cûm senuerit : recedet ab ed” D'après ce témoignage de Dieu mème ce se donc les premières années de la vie qui sont les plus précieuses : toutes celles qui suivent ne sont destinées d'à. (éoriser le développement du germe bon où mauvais, déposé dans le cœæ k de l'enfant au printemps de son existence. La première édu si tion est d'une incalculable portée et Leibnitz avait raison d dire : ss J'ai toujours pensé qu'on réformerait le genre humai ; si l’on réformait l'éducation de la jeunesse.” Sous la questi “A en apparence fort secondaire, de savoir qui approchera de l'enf un pour lui enseigner la lecture, l'écriture, le calcul, le grec ne latin, se cache, en dernière analyse, une question de FL raineté : L'éducation c'est l'empire, parceque l'éducation c'est l'hom . el homme c'est la société. Il faut bon gré mal gré nie principe ; il a été proclamé dans tous les temps ct par les . de tous les pays. dus Si l'éducation fait l'homme et l’homme la société, il importe par dessus tout de savoir comment se fait l'éducation. Où à la question que nous posons pour arriver à celte connaissan : mille et mille voix répondent catégoriquement : L'édioétion ee fait par la transmission des idées.—Et la transmission des idé : comment se faitelle ?—Elle se fait surtout (nous ne disons + uniquement) par les livres que l’on met aux mains de Péntans. Si donc les livres que vous faites étudier aux enfants sont ee livres paiens, leur éducation sera en grande partie païenne ; Es séquemment, ils seront eux-mêmes plus qu'à demi-païens et LA une dernière conséquence, aussi inévitable que les première de société reflétera une forte teinte de paganisme. ne En vertu des principes certains que nous venons d’énoncer nous pou QE RAP étant donné l’état actuel de la société,

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déterminer avec une extrème précision les causes principales qui l'ont faite ce qu'elle est. Eh bien, quelest l’état actuel de la société? Tous sans exception, amis et ennemis, assurent qu'un mal terrible la dévore, qu'il a même pénétré jusqu'à la moëlle de ses os ; tous encore sont unanimes à dire que ce mal c’est le PaGanIsME, D'ailleurs, les encycliques seules des papes Grégoire XVI et Pie IX le déclarent on ne peut plus clairement; ce qui suffit pour donner une certitude pleine et entière sur la nature de la maladie dont souffre la société, C’est donc un fait bien établi: la société actuelle est païenne, autant qu'une société baptisée peut l'être. Maintenant les conclusions à tirer sont celles-ci : donc l'éducation de la jeunesse est païenne ; donc cette éducation se fait en grande partie avec les livres païers; donc enfin ces livres sont une des principales causes des maux que nous souffrons.

Il importe donc grandement, comme on le voit, de fixer l’attention sur ces livres et de se demander quels sont ceux que l’on doit désormais employer pour arrêter d’abord les progrès du mal et le guérir ensuite. Qu'on réponde maintenant: La question des classiques est-elle importante, oui ou non? Nos adversaires doivent être en mesure de se prononcer ; nous leur avons épargné beaucoup de travail en leurs présentant des réflexions qu'ils n’ont pas le courage d'aborder lorsqu'ils sont livrés seuls à euxmêmes.

Preuves extrinsèques de l'importance de la question des classiques.

La question des classiques n’est pas importante, dit-on. Mais comment expliquer le privilége qu'elle a eu d'occuper l'Europe entière et mème de la passionner? Traduit dans toutes les langues, le Ver rongeur est devenu pendant plusieurs années le thême de la discussion: Or, on en conviendra sans peine, l'Europe actuelle n’est pas assez littéraire pour se préoccuper longtemps et avec passion d’une simple question de grec ou de latin. Elle a donc vu dans les question des classiques une question de morale du premier ordre et elle a eu raison. Si les se et les luttes qu'ont soulevées les écrits en faveur de la méthode chrétienne ont été formidables, c'est un signe certain que la question méritait une attention sérieuse, car les tempêtes et les luttes sont en rapport avec l'importance de la cause

débattue.

La question des classiques n’est pas importante ! Mais elle n’a

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