‹ La Méthode Concentrique Dans Le Diagnostic Des PsychonévrosesChapitre 11 sur 21 · AA · texte numérisé non relu

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CARACTÈRES DES PSYCHONÉVROSES

Les psychonévioses étant ainsi délimitées, quels en sont les caractères, autrement dit quels seront les éléments de leur diagnostic?

Moments évolutifs de syndromes neuropsychiatriques, leur diagnostic positif comprendra deux critères neurologique et psychiatrique et dans chacun d'eux

un critère positif et un critère négatif.

1° Critère neurologique.

a) Crilère-négalif. — I} n’y a pas de signe physique de lésion organique du système nerveux central sensoriomoteur. |

b) Grilère posilif. — [1 y a, d’une manière constante,

participation plus ou moins importante de troubles

nerveux dynamiques dans le domaine du sympathique. 2° Critère psychiatrique.

a) Crilère négalif. —— Il n’y a pas inconscience de la situation. La conduite n’est pas déterminée par des mo-

biles pathologiques.

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se de la conscience claire par le moi profond; RO : :.

‘du système sympathique sur le système

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DIVISION DES PSYCHONÉVROSES

Nous rappellerons la division classique d’après la prédominance réactionnelle en

LONITYStÈTLES

29 Neurasthénie de Beard;

39 Psychasthénie de Janet;

40 Psychonévrose émotive de Dupré.

Sous ces 4 grands types nous trouvons des perturbations communes de l'imagination, de la fatigue, du doute anxieux, des diverses émotions. F

Cette division est une division commode qui peut servir pour se repérer, mais dans l’état actuel de ja neurologie ces cadres des quatre grandes psychonévroses ne doivent pas être conservés dans l'étude des manifestations somatiques qu'ils accompagnent. Il ÿ a en effet, d’une manière presque constante, des ässociations, de véritables intrications de ces manifestations. Aussi convient-il de remplacer ce diagnostic fragmentaire,

de surface (hystérie, neurasthénie, etc.) que l’on faisait

jusqu’à présent par le « diagnostic en profondeur » et.

cela en appliquant la méthode concentrique que nous

allons exposer.

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Nous allons exposer la méthode concentrique de diagnostic telle que notre Maître M. Laignel-Lavastine l'enseigne dans ses cliniques hospitalières.

Mais auparavant nous rappellerons la règle classique qu'il faut appliquer pour établir un diagnostic.

Faire un diagnostic consiste à ramener chaque cas clinique particulier aux descriptions générales de la pathologie. Le clinicien commence par établir le diagnostic du syndrome, expression d’une perturbation de fonction: puis le diagnostic de l'affection, c’est-à-dire de la localisation morbide sur ‘un organe; enfin le diagnostic de la maladie, c’est-à-dire de l’agent causal: infection, intoxication, cancer ou avitaminose.

Le clinicien, allant du cas particulier aux descriptions générales, a employé la méthode inductive.

Prenons un exemple. Il s’agit d’un malade dyspnéique, à lèvres .cyanosées, avec ascite, œdème des membres inférieurs, augmentation de la matité cardiohépatique; pouls petit, rapide; urines rares. On fait le diagnostic du syndrome : c’est une asystolie. ‘

A l'auscuitation du cœur on découvre un souffle sys-

Biquier RUE) *

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tolique de la pointe se propageant vers l’aisselle : diagnostic de l'affection : insuffisance mitrale.

Par l’interrogatoire enfin on apprend que le malade a eu du rhumatisme articulaire aigu. L'agent causal de la maladie est une infection : le rhumatisme articur laire aigu.

Nous aurons donc chez notre malade le diagnostic “suivant : asystolie par insuffisance mitrale d’origine rhumatisimaie.

Mais en psychiatrie en plus du diagnostic du syndrome il y à le « diagnoslic pilloresque » (Laignel-Lavastine) qui exprime les réactions sociales du malade (réaction mégalomaniaque, réaction mystique, etc.). (est que le cerveau, en effet, n’est pas un organe comme les autres: il a une fonction spéciale dans les rapports d'interpsy- : chologie.

Nous aurons par exemple le diagnostic suivant : 1). pittoresque : réaction mégalomaniaque.

D. du syndrome : démence. ; :

D. de l'affection : méningo-encéphalite diffuse.

D. de Ia maladie :syphilis.

Mais ce n’est pas tout, il faudra tenir grand compte \ LA

du-coefficient réactionnel individuel qui, pour des causes

traumatisantes considérables ne joue pas, mais qui au

contraire, pour des causes traumatisantes plus faibles, va prendre une part si importante au tableau clinique. Donc, pour avoir un diagnostic clinique complet, nous dirons : type pittoresque avec syndrome, affection.

maladie, chez un individu qui a telle constitution, tel

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