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ou bien au contraire s’installe une crise de déséquilibre nerveux d’une durée de 15 jours pendant laquelle les choses les plus bizarres, les plus pénibles se présentent, avec digestions pénibles, malaises effrayants localisés entre le cœur et l’estomac, surtout du côté gauche.
Ces troubles viscéraux sont liés à des manifestations digestives. Cette malade.est, en effet, aérocolique et ses manifestations se localisent particulièrement au niveau de l’angle droit du côlon.
Il y à une asthénie extrême puis brusquement tout rentre dans l’ordre. |
En juillet et août 1926 la malade à de temps en temps
* des « crises de congestion interne » avec douleurs dans les
reins, dans l’estomac, dans l'intestin, dans les ovaires. Ces crises s’accompagnent de palpitations, de troubles vasomoteurs : les veines se gonflent, les pieds sont froids.
Ces manifestations sont dues à des réactions vago-sympathiques sous l’influence de l’excitation résultant de la colite.
Les règles sont devenues irrégulières, peu abondantes.
En même temps il y a asthénie extrême avec dégoût de tout : notre malade traverse en effet une période de dépression.
Les nuits sont pénibles, elle se réveille en sueur au milieu de la nuit avec un malaise affreux : les nerfs se tendent de la tête aux pieds, donnant l’impression d’être crispés entre le cœur et l’estomac; elle à des sensations de vide dans la tête, d'angoisse, impression de ne plus pouvoir vivre.
Elle à remarqué que ces manifestations avaient certains rapports avec les repas: les malaises sont en général les plus forts avant et après les repas et vers la 6e heure. De même ils sont plus accentués dans la station verticale que dans le décubitus, fait qui s'explique très bien par le fait qu’elle à une ptose considérable qui tiraille sur son plexus
Liquier Ù 3
ÉRSAS EM
solairé et produit dés réactions solaires à chaque changement de position.
Pendant la fin de 1926 tous les symptômes précédents augmentent d'intensité. Les crises serépètent plus fréquentes, plus violentes, déclanchées par des causes infimes, parfois sans causes, souvent, après les repas par le passage du décubitus dans la station verticale, Elle vient donc à la consultation de M. Laïgnel-Lavastine, où nous l’avons vue.
Depuis cette époque son état est resté stationnaire. Les crises se répètent incessantes, quelques-unes particulièrement intenses avec angoisse, impression de mort, d'arrêt du cœur, de constriction de la gorge. Des colères terribles se mañifestent pour des causes insignifiantes. Elle éprouve une rage intense, qui né peut se faire jour à l'extérieur mais finalement tout se termine par des pleurs abondants.
Malgré tous ses malaises elle à bon appétit, néanmoins il y à amaigrissement de 7 à 8 kilos. Cet amaigrissement important avec conservation de l'appétit, accompagné de faiblesse et de fatigabilité rapide indique l'importance de la dépression psychique de cette malade.
A l'examen de cette malade on est frappé par son amai-
grissement et sa morphologie spéciale : scoliose importante,
absence de développement des seins, développement exagéré des poils de l'aréole, dans la région intermammaire .
1 n’existe aucun signe d’altération organique du système nerveux cérébro-spinal.
Au point de vue sympathique le pouls est à 108 dans le décubitus. Il passe à 128 dans la position debout.
La tension est 12-8, indice 1. |
Jl'existe des troubles vasomoteurs : mains moites, pieds froids. |
Le réflexe solaire est fortement positif, la grandeur des oscillations passe de 4 à 2.
Le réflexe oculo-cardiaque est positif. Sous l’influence de la compression le pouls tombe de 80 à 56.