HISTORIQUE
. Nous n’avons pas l’intention de décrire tous les procédés nombreux et multiples qui ont été conseillés pour s’opposer temporairement ou d’une façon définitive à la descente de l'utérus dans le vagin. Une telle énumération serait superflue et ne pourrait, contenir dans le cadre forcément restreint de ce modeste ouvrage.
Nous nous bornerons donc, afin d’avoir une vue d’ensemble sur l’évolution de la thérapeutique du prolapsus utérin, à signaler dans une classification simple et nette les moyens de contention présentant le plus d'intérêt.
Nous citerons tout d’abord, à titre de curiosité historique, l’ingéniosité dont faisaient preuve, au temps jadis, les femmes atteintes de prolapsus génital: elles introdui-
- saient dans le vagin une pomme où une orange pour empé-
cher l’utérus de prolaber au dehors, moven bien précaire qui ne devait pas leur donner toujours entière satisfaction! - Parmi les moyens employés pour la cure palliative ou définitive du prolapsus utérin, nous distinguerons des procédés non sanglants et des procédés chirurgicaux.
*T. PROCÉDÉS NON SANGLANTS, = Ce ne sont que des
‘moyens de fortune qui n’améliorent guère le sort des ma-
lades. Ils consistent dans le port d’appareils plus où moins bien pérfectionnés, cause de gêne ne permettant pas aux malades l’entière liberté de leurs mouvements.
cn AD
Ces moyens sont de trois ordres: ceintures, pessaires, hystérophores.
a) Ceintures. — Les ceintures et les pessaires donnent un soulagement peu durable et souvent tout à fait 1llusoire. Cependant la ceinture empêche le paquet abdominal de peser sur les organes pelviens et on supprime ainsi l’une des causes du prolapsus.
b) Pessaires. — Les pessaires donnent quelques résultats à la condition cependant que le périnée ait conservé une certaine tonicité. OU
Breisky dit avoir obtenu de bons résultats avec des pessaires oviformes. RENTE
Parmi les pessaires les plus employé és, nous pouvons Ci-
ter: les pessaires à anneaux de Dumontpallier, de Hodge, 1e
les pessaires en traîneau de Schultze, les pessaires en gimblette, les pessaires à aïr de Gariel à ailettes de Zwanck- Schilling, ete. rt
c) Hystérophores. — Dans le cas où la femme refuse toute intervention sanglante, la seule ressource réside dans l’emploi de pessaires à tige, soutenus par une ceinture, pessaires qui portent le nom d’hystérophor és à
Les plus connus sont : les pessaires de Dumontpallier, montés sur tige, ceux de Scanzoni, Courty, Grandcollot, Borgnet; le pessaire de Cutter se termine par une cuvette sur laquelle vient reposer l’utérus. 5 k
IT PROCÉDÉS CHIRURGICAUX. — (l’est le seul traitement -
rationnel, puisqu'il s'adresse aux causes directes du prolapsus et s’efforce d'employer des moyens naturels de res: tauration, les seuls capables d’assurer d’une façon défini-
tive la guérison de la malade. D’une facon générale, il con-
siste essentiellement à reconstituer les éléments de soutien
de l'utérus et du vagin de façon à remettre les organes en place et à les y maintenir. :
Pour arriver à ce résultat, diverses méthodes ont été employées; elles peuvent se classer de la facon suivante, d’après le but quelles se proposent :
I — Soulèvement de l'utérus par l'intermédiaire des ligaments ronds. |
A, — Suture de l’utérus aux parties voisines, soit par la voie vaginale, soit par laparotomie.
TITLE. — Constitution d’un point d’appui inférieur du côté du vagin, de la vulve et du périnée.