‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 102 sur 102 · PETER NS PRET 7 NP PR PC D NULL ET OPEN · texte numérisé non relu

PETER NS PRET 7 NP PR PC D NULL ET OPEN

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nier, une aptitude extraordinaire à la sympathie pour toute idée qui a une valeur.

Assurément aucun chef d'école ne peut reconnaître chez Mill un disciple fidèle, non plus qu’un véritable précurseur. Mais les historiens impartiaux n’ont jamais méconnu l'intérêt de son œuvre. On la dénature également, semble-t-il, que l’on ne voie en lui qu’un vulgarisateur, ou que l’on prétende le traiter comme un véritable créateur : trop intelligent pour le premier rôle, il n’avait peut-être pas une originalité assez puissante pour assumer le second. Il a eu surtout, à notre sens, les qualités intellectuelles et morales d’un excellent témoin, parfaitement placé pour bien voir. Il est venu à une heure décisive dans l’histoire de l’économie politique : l’économie classique était constituée ; et en même temps commençaient à s’affirmer le rôle de l’histoire et la possibité de la science sociale. Mill, grâce à sa culture et à ses relations, a pu prendre clairement conscience de tout cela : il a

analysé et examiné les tendances les plus diverses avec une singulière pénétration, et une sincérité intellectuelle absolue. Son influence n’est pas de celles qui se laissent résumer dans une formule, car Mill n’a jamais voulu être l’homme d’une idée. Mais on ne sauraitsans injustice méconnaître les services qu'il a rendus à l’économie politique, en montrant mieux que personne quelques-unes des difficultés et quelques-uns des avantages inhérents à la pratique des différentes méthodes. Si son œuvre mérite par là de

rester classique, il faut dire aussi que sa personne

force la sympathie ; car ses ouvrages, même les plus techniques, révèlent, en mème temps que la clarté de son intelligence, la loyauté de son caractère et la

générosité de son cœur (1).

1. C'est aussi l'impression qu'avait laissée Stuart Mill aux hommes politiques qui l'ont connu ; Courtney et F, Faure (p-2274/ «col 1er tent à cet égard une lettre de Gladstone : « Nous connaissionsbien la supériorité intellectuelle de M. Mill avant son entrée au Parlement. La conduite qu'il y tint révéla principalement, selon moi, une singulière élévation morale... Je l’appelais familièrement le « saint du rationalisme ».., [l nous rendait tous meilleurs, Dans tous les partis, dans toutes les opinions, je confesse tristement que de tels hommes

ont rares, »

Vu : le Président de la Thèse, : DESCHAMPS

Vu : Le Doyen, CAUWES

. Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

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