Aulobiographie, chap. I, p
3. Mill dit dans l’Aulobiographie (chap. VI, p. 195, qu'une des principales gloires de James Mill fut sa contribution à la « psychologie analytique », « qui est en définitive la base des sciences morales e
politiques, »
RL mie politique (4). Il n'y avait Pas alors d'ouvrage didactique élémentaire. « Mon père fut done obligé, nous dit Mill, Pour m’apprendre l’économie politique, de commencer par des leçons qu'il me faisait pendant nos promenades. Il exposait chaque jour une partie de cette science et, le lendemain, je la lui rapportais rédigée. Il me faisait refaire et refaire encore mon travail, jusqu’à ce qu'il futclair, net et assez complet. De la sorte je parcourus toute l'Economie politique, et j'en possédai un abrégé écrit, formé par mes comptes rendus. Mon père s’en servit plus tard, comme de notes, pour écrire ses Eléments d'Economie politique. » Lorsque James Mill eût rédigé cet ouvrage, il mit le manuscrit entre les mains de son fils, alors âgé de 15 ans (2) ; et celui-ci fut chargé d’y mettre des « sommaires marginaux, c'est-à-dire une sorte d'extrait de chaque paragraphe permettant à l’auteur d’embrasser plus facilement et de perfectionner l’ordre des idées ainsi que le mouvement de l’exposition ». Pour fairecorrectement un tel travail, on imagine comment l'enfant avait dû modeler sa pensée sur celle de son père.
Mais ce n’est pas seulement par l'intermédiaire de ce dernier que Stuart Mill fut, de bonne heure, mis en contaci avec l'économie ricardienne. Dès l’âge de 10 ans il fit connaissance avec Ricardo lui-même,
« le plus cher des amis » de James Mill. « Son air de
L Aulobiographie, chap. I, D: 26.