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connaissance du Cours de philosophie positive d'Auguste Comte ; il contient quelques erreurs ; mais en somme je pense qu’il est presque la plus grande œuvre de ce siècle. » Huit jours auparavant Mill avait adressé à Comte une lettre enthousiaste et respectueuse (1), qui fut l’origine de leurs relations personnelles et d’une correspondance qui dura six années. Alire cette lettre,on comprend que Comte se soit mépris et qu’il ait considéré comme un véritable disciple un homme qui n’était,après tout, qu’un ardentadmirateur. La méprise ne devait pas durer. Mill était souple, influençable, infiniment poli ; maisilétait sincère, et il n’entendait pas sacrifier, par complaisance, les idées qui lui étaient chères. Or Comte était d’une intransigeance absolue : Mill devait plus tard, et non sans amertume, nous parler de cette intransigeance (2). Les deux sources principales de dissentimentsétaient la question de l'égalité dessexes, et celle de la possibilité de la psychologie. On sait quelles malheureuses affaires d'argent contribuèrent à hâter la rupture : Comte ayant perdu une des fonctions sur lesquelles il devait compter pour vivre,
Mill lui fit obtenir pendant un an un subside fourni