‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 22 sur 102 · Leltres à Comte, p · texte numérisé non relu

Leltres à Comte, p

2, Corresp. avec G.d'Eichlhal :« Je serais bien aise delire la préface de Saint-Simon, sachant qu'Auguste Comte a été injuste envers lui comme en général envers tous ceux qui avaient cessé de lui plaire, » V. des express:ons analogues dans À. Comte el le Posilivisme, p. 129. Dans cet ouvrage, p. 132, Mill parle de la « gigantesque confiance »

que Comte avait en lui-même, il trouve sa « suflisance colossale ».

se

par quelques riches Anglais ; mais ce subside ne fut pas renouvelé ; Auguste Comte s’en indigna dans des circonstances qui lui font peu d'honneur ; des lettres aigres douces furent échangées à cette occasion entre les deux philosophes. La correspondance qu’ils échangeaient languit pendant quelque temps. « Je fus le premier à la ralentir, nous dit Mill (1), Comte fut le premier à la laisser tomber. » Mill eut toujours une grande admiration pour certaines parties de l'œuvre de Comte ; et l’on doit dire que tout en atténuant l'expression de cette admiration, il lui rendit toujours justice. La lecture des trois premiers volumes du Cours lui avait paru passionnante, quoique Comte ne s'attache pas suffisamment, selon lui, dans l’étude des sciences, à la théorie de la preuve ; il éprouve un désappoiniement au quatrième volume relatif aux sciences sociales ; le cinquième, qui contient un aperçu systématique de l’histoire, rallume son enthousiasme ; il faut ajouter que la seconde philosophie de Comte, celle que représente le Système de politique positive, parut à Mill très inférieure ct, malgré quelques traits de lumière, extravagante (2).

L'influence de Comte sur Mill présente, en ce qui regarde l'Économie politique, un intérêt de premier ordre ; nous aurons à maintes reprises l’occasion de

nous en apercevoir. Auguste Comte admirait vive-

Page 1