Essai, p, 129 sqq
que (1) ; c’est surtout dans le premier de ces ouvrages que son opinion est développée. En etfet, se proposant de définir l'Économie politique, Mill, après avoir écarté la confusion de la science et de l’art, se préoccupe de la situer par rapport aux autres sciences. L'ensemble de la connaissance humaine comprend deux domaines: celuides «sciences physiques», et celui des « sciences morales ou psychologiques ». Il ne faut d’ailleurs pas se méprendre sur lesens de cette distinction : si l’on définissait les secondes comme s’occupant de l'esprit, les premières comme s’occupant des choses autres que l'esprit, où classerait-on par exemple la théorie de la musique ou de la peinture ? « Dans toutes les relations de l’homme avec la nature, que nous le considérions comme agissant sur elle ou comme en recevant des impressions, l’effet ou le phénomène dépend de causes de deux sortes : les propriétés del’objet qui agit (acting) et celles de l’objet qui subit (acted upon). Tout événement possible, dans lequel l'hommeetles choses extérieures sont à la fois intéressés, résulte de la collaboration d'une ou plusieurs lois de la matière, et d’une ou plusieurs lois de l’esprit. Ainsi la production du blé par le travail humain est le résultat d'une loi de l'esprit et de plusieurs lois de la matière. Les lois de la matière sont les propriétés du corps humain qui rendent la nourriture nécessaire à sa subsistance, La loi de l'esprit est que l’homme désire posséder