‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 59 sur 102 · Logique,l. VI, ch. VII, $ 4, t. IL, p · texte numérisé non relu

Logique,l. VI, ch. VII, $ 4, t. IL, p

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traire l’art du savant, aux débuts d’une science, est de deviner les questions qui sont réellement les plus simples, les faits susceptibles de se prêter à une sorte d'isolement au moins relatif (1). — Sans doute les faits sociaux sont complexes, mais les faits physiques le sont aussi. Les faits sociaux sont plus complexes ; et c’est pour cela que leur étude est plus difficile. Mais que l'observation méthodique en soit radicalement impossible, nous ne pouvons le penser. Nous rappellerons seulement que, dans toutes les sciences qui se sont constituées grâce à l’expérience on s'est longtemps fourvoyé en abordant directement l'étude de questions trop difficiles ; et c’est seulement quand le génie ou le hasard eurent révélé quelques faits simples susceptibles d’être étudiés méthodiquement que des progrès décisifs furent accomplis.

L’attitude de Mill s’explique, nous l’avons vu, par le fait qu’il trouve en face de lui non pas des applicalions rigoureuses de la méthode qu’il combat, mais des discussions d’ordre politique, pratique, menées sans méthode sur des questions actuellement hors d'état d’être traitées de façon scientifique. Elle s’explique aussi parce qu’il avait dans l’esprit une certaine conception de la méthode économique, la conception de Ricardo et de James Mill, dont il avait été imprégné dès la plus tendre enfance. Non seulement il en

subissait l'influence ; mais, selon un excellent prin-

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