Autobiographie, ch. VII, p
pas pris le temps de procéder à une revision méthodique des doctrines, et à une application systématique de sa méthode en ce qu’elle a d’original: Le ton est peut-être nouveau, certains chapitres sont de leur temps ; mais la plupart des théories et des procédés sont anciens. |
Il est certain que la plupart des ouvrages de Mill pourront nous fournir des renseignements utiles sur un sujet qui avait pour lui un intérêt fondamental : nous tirerons parti surtout de son Autobiographie, dans laquelle il nous renseigne avec une sincérité que l’on n’a jamais mise en doute sur sa formation intellectuelle et sur les circonstances principales de sa vie ; à ce texte essentiel, il faut joindre l'ouvrage de Bain (1), rédigé sur des documents inédits, et la Correspondance (2) assez abondante de Stuart Mill.
Nous pouvons ainsi connaître les circonstances dans lesquelles se sont formées les opinions de notre auteur ; et c’est par l’examen de ce problème que nous commencerons notre enquête. Le début de l'Essai nous permettra de préciser l’idée que Mill s’est faite de la science économique ; et nous verrons àce propos commentil établit sa possibilité. Pour l’étude de la méthode proprement dite, nous suivrons l’ordre du VI: Livre de la Logique, pour le motif que
Mill nous donne lui-mème (3) : si l’on veut bien com-
1, Bain, préface.
2. Correspondance avec G. d'Eichthal, Correspondance avec Aug. Comte ; et deux volumes de lettres diverses, publiées en 1910.