‹ La Méthode de l'Économie PolitiqueChapitre 78 sur 102 · Douglas p · texte numérisé non relu

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une place aux facteurs physiques confirme celte interprétation. C’est par la nécessité d’un « accroissement plus que proportionnel de travail » que s’exprime chez Mill la loi du rendement non proportionnel de la terre : c’est par rapport à l’homme qu'elle est considérée, A la base de cette loi, il y a certainement la nature physique du sol : mais c’est dans la mesure seulement où ces propriétés physiques exercent une action sur des faits humains comme la production et le travail qu’elles doivent être considérées par l’économiste ; et celui-ci, à vrai dire, pourra se désintéresser du fait physique pour ne considérer que ses conséquences pour l’homme, son aspect humain, pourrait-on dire. La remarque doit être généralisée. La nature impose des conditions à la production des richesses ; mais elle n’agira sur la vie économique que par l’entremise d'idées, de sentiments,

de buts humains ; elle sera un instrument ou un

obstacle.

Au reste Mill a exprimé sa pensée dansle sixième livre de la Logique (1). « Tous les phénomènes de la société, dit-il, sont des phénomènes de la nature humaine produits par l’action des circonstances exlérieures sur des masses d'êtres humains. >» Comme on l'a remarqué justement (2), nous trouvons mentionnés ici ces deux facteurs dont l’antithèse a donné lieu

aux plus vifs débats : le facteur psychologique et le

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