I. Horace, acte Y, scène n
chefs-d'œuvre qu'il produira seront appris par les enfants. Il deviendra l'école de la nation ; grande nouveauté.
JtyUne autre conséquence de l'approfondissement que Corneille sut donner à la tragédie, est la surprenante impression de joie qu'il produit. Nul tragique n est moins triste que lui. Malgré les coups d'épée, les breuvages mortels, les voiles de deuil, le livre retenue ne parait plus contenir que des chants de victoire. En vain la mélancolie s'exhale par moments de quelque héros qui frissonne.
Mon cœur épouvanté se refuse à la joie ',
dit l'un d'eux.... La dominante est une verte allégresse. La tragédie ne se définit donc plus par les pleurs qu'elle fait répandre? Non. Le malheur n'est plus son domaine. Corneille s'est détourné de tant d'épisodes lamentables dont l'histoire est remplie, des infortunés que plaignait Virgile, « mères, époux, héros magnanimes que la vie a quittés, jeunes hommes, jeunes filles mortes avant l'hyménée, fils mis au bûcher sous les yeux de leurs parents. » H cherche ailleurs la substance de ses (liâmes. Si l'homme n'a qu'à courber le dos et à pleurer, où est l'exercice de sa liberté intérieure? Il faut trouver dans les vieilles annales une de ces circonstances