‹ La méthode des classiques françaisChapitre 28 sur 82 · Tite-Live, XXXI V · texte numérisé non relu

Tite-Live, XXXI V

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jeune prince est un héros, il faut bien qu'il se conduise noblement. Nous ne pouvons admettre qu'il ait voulu tuer son père : il faut changer cela. « J'ai beaucoup osé dans Nicomède, avoue Corneille1; Prusias, son père l'avait voulu faire assassiner dans son armée ; sur l'avis qu'il en eut par les assassins mêmes, il entra dans son royaume, s'en empara, et réduisit ce malheureux prince à se cacher dans une caverne, où il le fit assassiner lui-même. Je n'ai pas poussé l'histoire jusque-là. et après l'avoir peint trop vertueux pour l'engager dans un parricide, j'ai cru que je pouvais me contenter de le rendre maître de la vie de ceux qui le persécutaient, sans le faire passerplus avant.... » Ainsi te fond même de l'aventure des deux rois bithyniens est corrigé, adouci, humanisé. Autre changement : le prince Nicomède n'est plus pensionnaire des Romains; au contraire, continuateur d'Annibal, il les hait et s'est toujours soustrait sauvagement à leur contact. Le nourrisson et l'otage de Borne, c'est un autre iils de Prusias, né d'un second mariage : Corneille emprunte pour le désigner le nom des rois dé . me : Alt. de'. L'indépendance du frère aîné el l'état de sujétion du cadet feront ainsi un vif contraste. Telles sont les retouches que le poète dut ap->

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