‹ La méthode des classiques françaisChapitre 36 sur 82 · juillet · texte numérisé non relu

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peindre ? gaillardement ». Est-ce là un procédé de

suggestion? — Je ne crois pas qu'il y ait un mécanisme subconscient dans cette transmission de beauté, de l'œuvre antique à son dérivé classique. La contemplation de Poussin est, nous Pallons voir, un acte réfléchi et, comme il dit « un office déraison ». 11 lisait donc un marbre grec comme un livre; il en relirait moins une émotion qu'une leçon.

Une fois mis en branle, il s'avançait sûrement, sai s lutte. Son application était successive. L'achèvement d'une tête haute d\m demi-pouce lui absorbait tout un jour. Jamais d'impatience, jamais d'anticipation. 11 répétait le proverbe italien : Avec le temps et la paille mûriront les nèfles*. Et en effet c'était un mûrissement lent de l'œuvre d.ms son esprit, puis sur In toile. Quand il avait du champ devant lui et que, de proche en proche, sa création s'organisait, il était « extrêmement joyeux ».

La première démarche de son travail était la recherche de « la pensée » du tableau. 11 faut entendre par ce mot, non le sujet mais la façon de présenter le sujet en ce qu'il a de significatif-. C'est en lisant quelque auteur que cette « pensée » se déterminait en lui. Il lisait le soir, sous la lampe, pour délasser ses

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