‹ La méthode des classiques françaisChapitre 64 sur 82 · ibi,i.. p. ls · texte numérisé non relu

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était en elïet de découvrir la vérité; mais nous avons vu qu'ils en ont un autre. Ils ne savent donc pas qu'ils ont échoué, parce qu'ils ne conviennent pas que la vérité est l'unique gain. Ils se sont proposé le succès temporel, la puissance de chair. Et l'ayanl obtenue, ils se félicitent. Mais en cela ils se trompent : « Que j'ai de regret de voir que Dieu vous abandonne, jusqu'à vous faire réussir si heureusement dans mie conduite si malheureuse! Votre bonheur est digne de compassion, et ne peut être envié que par ceux qui ignorent quel est le véritable bonheur1 ». En effet le malheur des traîtres à la vérité n'est pas d'échouer dans ce qu'ils ont entrepris, mais d'avoir entrepris ce qui ne peut se continuer qu'en les égarant de jour en jour davantage, et ne peut réussir enfin qu'en les perdant tout à fait. Les jésuites se sont proposé que leurs églises fussent pleines de monde : elles le sont; ils ont donc réussi. Mais au prix de la vérité, à laquelle ils ont renoncé.

Leur conduite n'a pas été celle de chercheurs désintéressés qui ne désirent que de savoir, et ne craignent que de se tromper; mais de gens de guerre qui croient que la force décide. C'est de quoi ils sont captifs désormais, qu'ils le veuillent ou non.

Engagés dans le combat, il a bien fallu qu'ils se défendissent, eux et non la vérité. Ils n'ont plus été

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