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seins, et pour les rendre inutiles en les découvrant'. » Toujours plus d'éclaircissement, voilà ce que demande le fidèle de la vérité, et ce qu'il essaye aussi de donner: il veut que « tous les déguisements soient découverts » et que ce qui est « paraisse à tout le monde2 ». A cette marque on connaît celui qui ne se défie pas du Dieu de vérité, celui qui veut que Dieu ait le dernier, et qui sait après tout que Dieu l'aura toujours, nonobstant ce que le monde avec toutes les forces conjurées du mensonge et de la violence lui peut opposer. Tout ce que Ton aura gagné à cette opposition, c'est de se perdre soi-même, « car il ne s'y faut pas tromper : on ne se moque point de Dieu" ». Sans doute l'erreur peut triompher passagèrement, en usant de domination; mais l'homme de cœur n'est pas pour cela ébranlé dans sa foi ; il sait ce que peuvent les puissances du monde et ce qu'elles ne peuvent point. « Toutes les puissances du monde ne peuvent par autorité persuader un point de fait, non plus que le changer: car il n'y a rien qui puisse faire que ce qui est ne soit pas4 ». Voilà ce dont il est très assuré, et quant à lui, il doit à sa foi en la vérité de ne chercher jamais le consentement des hommes que par une méthode de démonstration libre et ouverte :