‹ La Methode Des Sacs De CollodionChapitre 25 sur 28 · LE · texte numérisé non relu

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l’'ensemencement n'a pas donné deculture), c’est le contenu du sac de l'expérience... que nous avons injecté dans le périloine d’un cobaye à la dose de 1 centim. cube ; après un

élat général mauvais, il succombe en quarante-huit heures.

Sa sérosité péritonéale est fertile en bacilles analogues au coli. Cette mort se rapporte plutôt à une infection qu'à une intoxication, mais néanmoins, ce cas est intéressant en ce que les bacilles devaient être en bien petit nombre dans le

liquide, d'où l’on peut conclure qu'ils ont été exaltés dans

leurs effels par l’action favorisante des toxines auxquelles il doit revenir, par suite, une part dans le résultat obtenu.

Nous croyons donc à l’existence d'une toxine élaborée dans le sac, plus active que celle qu'on voit se produire in vitro à la faveur de certains échanges qui peuvent s’opérer entre le contenu du sac et les humeurs de l'animal. Mais cette toxine ne traverse pas outraverse d’une manière très médiocre la paroi du collodion. |

Nous admettons, cependant, que des substances sortent du sac, capables d'exercer certaines actions toxiques, d’après les remarques que nous avons faites plus haut pour expliquer l’intoxication lente des lapins et l’auto-infection des cobayes. Mais ce ne sont pas les éléments toxiques les plus

actifs, ce ne sont peut-être même pas des substances spéci-

fiques, attendu que nous avons vu qu'un sac garni de simple bouillon n’est pas sans déterminer certains troubles (expérience du cobaye témoin).

Nous avons cherché à savoir si, parmi les matières qui traversent la paroi du sac, il s'en trouve qui soient capables de déterminer, soit la propriété agglutinative des humeurs, soit l’état d'immunité.

Dans nos premières expériences sur ce sujet, nous avons trouvé que le sérum d'un animal porteur d’un sac était agglutinant (voir exp. J) ; mais, par la suite, en répé-

Ge 1, 4

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tant ces essais sur plusieurs animaux, nous avons constaté |

que le résultat était parfois négalif. De là, concluons que

les produits solubles capables de provoquer dans l'organisme la formation de l'agglutinine, peuvent traverser la paroi du

sac, mais difficilement, d’une façon inconstante et jamais en grande quantité.

D'autre part, nous avons une fois éprouvé l’immunité d’un animal porteur d’un sac en injectant une culture dans le péritoine du bacille correspondant; on à vu plus haut le résultat (voir Exp. XIT), le sujet n’était pas immunisé.

Nous concluons de tout ce qui précède que la paroi du collodion, sans être infranchissable à tous les produits solubles, est loin de se laisser traverser par tous. Il nous parait cer- Lain qu'il se fait un triage et que la toxine proprement dite ne le traverse pas ou seulement insuffisamment pour manifester son activité. ;

On peut voir dans les belles expériences de MM. Metchnicoff, Roux et Salimbeni qu'un sac de collodion rempli d'une

culture terminée et surtout d’un ensemencement immédiat

de vibrion cholérique provoque un empoisonnement suraigu du sujet. Il faut donc croire que, dans le cas du vibrion cholérique, la matière toxique ou l’un des produits, et sans doute le plus actif, est précisément capable de par sa consti-

tution chimique de traverser très facilement la membrane de

collodion.

Nous avons vu dans l'historique qu’ un des buts qu’ on se proposait par l'emploi de cette méthode était la recherche

de modifications que les microbes sont susceptibles de subir

dans l’intérieur de l'organisme.

Sous ce rapport nous nous sommes demandé si les bacilles d'Eberth et coli par leur séjour dans le sac étaient modifiés dans leur virulence et leur pouvoir fermentatif. Au point de

vue de la virulence, nous n'avons pas vu que le séjour dans

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