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de 1 cent. cub. Après huit jours de culture en sac, il tuaiten 48 heures à la même dose et dans les mêmes conditions.
M. Chantemesse, de son côté, dit que le séjour du bacille d'Eberth pendant 2% heures enfermé dans des sacs de col-
lodion dans le péritoine du cobaye accroiït sa virulence.
Dans la même année parut le travail de MM. Nocard et Roux sur le microbe de la péripneumonie (bovine). Ces auteurs ont pensé que la sérosité péripneumonique enfermée dans un sac de collodion etlogée dans la cavité péritonéale du lapin trouverait peut-être un milieu qui lui serait favorable, grâce aux modifications que subit le liquide du sac, dans lequel elle donnerait une culture dont le microbe serait différencié — chose qui n’est guère possible dans une euls
| — 15 — ture tn vitro. Les résultats de leurs expériences leur ont donné pleine satisfaction.
Ils ensemencent des sacs en collodion remplis de bouillon avec une trace de sérosité péripneumonique. Après un. séjour de quinze jours dans le péritoine du lapin, ils contiennent un liquide opalin, un peu louche. Ce liquide ne renferme ni cellules, ni bactéries cultivables sur les milieux usuels. En revanche, l'examen microscopique y montre à un très fort grossissement une infinité de petits points réfringents et mobiles, d'une grande (énuité, ces pelils points mobiles et réfringents sont des êtres vivants qui ont pullulé à la faveur des modifications subies par le liquide du sac, et gràce à l'obstacle opposé par la paroi du collodon à l'action phagocytaire. Ce qui le prouve, c'est que, si l'on emploie le chauffage sur ce liquide sorti du sac, il ne donne plus de culture dans un autre sac: le chauffage a tué les germes. L'autopsie ne révèle aucune lésion organique appréciable, le sang et la pulpe des organes ne donpent pas de culture. I s agit donc, selon toute probabilité, d’une intoxication. Les auteurs font remarquer que la eul- Lure extraite du sac ne donne aucune culture quand on la réensemence sur les milieux usuels. Au contraire, du bouil- Jon qui à passé par sac en péritoine lui est très favorable et peut servir pour une culture ix vitro. Encouragés par ces résullats, ces auteurs espèrent qu'on pourrait réussir égalément dans l'étude de’ tel autre virus dont le microbe est resié jusqu'à présent inconnu.
= Nous devons mentionner, en dernier lieu, l'existence des sacs dont se sont servis quelques expérimentaleurs, mais fabriqués d’une autre substance que le collodion. La matière de ces sacs est fournie par la membrane qui tapisse la cavité intérieure des roseaux. Cette membrane, tout comme la paroi mince de collodion, est imperméable aux microbes
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comme aux cellules, et la diffusion s'y accomplit très suffisamment, comme l’ont démontré MM. Metchnicoff et Podbelsky. ; |
Dans son travail, Podbelsky s’est demandé à quoi est due la substance sporicide du sérum normal frais des lapins.
Esl-elle due au plasma sanguin ou aux leucocytes qui, en se détruisant pendant la coagulation, laissent diffuser dans le serum ladite substance? Pour trouver la vraie cause il à employé des saes en membrane de roseaux, qui présentent précisément toutes les conditions nécessaires pour la solu- Lion du problème: élimination des leucocytes et passage
libre des substances dissoutes dans le plasma. Il ensemence un sac rempli de 1,5 cc. d’eau physiologique avec le bacille
subtilis. Au bout de dix à quinze jours, on trouvait le sac entouré d'une couche épaisse de leucocytes et fort comprimé. L'examen du contenu du sac montrait une grande quantité de bactéries et une quantité suffisante de spores. Les ensemencements du contenu du sae sur gélose étaient toujours suivis d’une abondante culture de bacille subtilis. I conelut que la substance sporicide provient des leucocytes.
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