‹ La Methode Des Sacs De CollodionChapitre 6 sur 28 · PL NE · texte numérisé non relu

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beni sur Ja toxine et antitoxine cholérique. Ils préparent un sac en collodion de 3 à 4 centim. cubes de capacité empli avec une solution de peplone à 2°/, ensemencée avec une trace de vibrion cholérique virulent. Dans un deuxième sac ils mettent le même liquide dans lequel on à délayé deux cultures entières de vibrions sur gélose, après avoir tué les microbes au moyen des vapeurs de chloroforme suivant le procédé de M. Pfeiffer ; après quoi ils introduisent ces sacs exactement fermés dans le péritoine de deux cobayes de même poids. Un troisième cobaye recoit un sac de même dimension, mais ne contenant que du bouillon stérile. Le cobaye témoin est en bonne santé. Celui qui a le sac aux vibrions morts présente, les jours suivants, une légère élévation de température et un peu d’amaigrissement. Quant au cobaye porteur de sac, ensemencé avec les vibrions vivants, il a, déjà après vingt-quatre heures, une élévation de température de 1°, il ne mange plus, il perd sa vivacité. Le deuxième jour, le ventre est légèrement distendu et l’hypothermie commence, les extrémités deviennent froides, l'animal reste inerte, et 11 suceombe du 3° au 5° jour, avec tous les signes de l’'empoisonnement cholérique: A l’autopsie, on a sous les yeux les lésions ordinaires de l'infection cholérique. Mais ni la sérosité péritonéale, ni le sang du cœur, ni la pulpe des organes ne conliennentaucun vibrion, tous les ensemencements restent stériles. Le sac de collodion est rempli d’un liquide laiteux, fourmillant de vibrions, sans aucun leucoeyle. « L'interprétation de cette expérience ne laisse aucun doute. Le vibrion a cultivé dans le sac sans passer dans le corps du cobaye, et il à produit un poison soluble, qui a diffusé à travers la paroi du collodion. Les vibrions morts, placés en quantité dans les mêmes conditions, ne donnent pas d'empoisonnement aigu. Celui-ci est donc bièén causé par la toxine diffusée pendant la période de vie active des

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vibrions ». Cette expérience montre d'une façon péremptoire l'existence du poison cholérique soluble. Aussi ces auteurs se rangent-ils à l’école de Behring, qui admet un poison soluble secrété par le bacille-virgule et diffusible de son vivant.

Par des passages alternatifs en sac el en péritoine, le vibrion cholérique prend une virulence si grande, quele contenu d’un sac tue un cobaye moyen avec 1/160 de our cube inoculé dans la cavité abdominale.

Au second groupe nous devons citer les intéressantes expériences de M. Nocard sur le bacille de la tuberculose humaine. Nocard emplit ses sacs d’une émulsion épaisse de culture jeune de bacilles de la tuberculose humaine, obtenue de préférence sur une pomme de terre glycérinée; il les ferme exactement et les introduit dans la cavité péritonéale de la poule. Ces gallipèdes n’en paraissent pas incommodés. Il n’ouvre les sacs qu'après un délai minimum de quatre mois, prétendant que plus est longue la durée de séjour dans le péritoine, plus sont accusées les modifications éprouvées par le bacille ; enfin il a le soin d'opérer à chaque fois sur un assez grand nombre de sujets, la rupture du sac étant d’autant plus à craindre que l'expérience doit se prolonger davantage. Quand le sac a séjourné longtemps dans le péritoine de la poule, il a vu que les cultures qu’on obtient avec le contenu du sac offrent tous les caractères du type aviaire ; elles sont molles, grasses, onctueuses, plissées, s'étalant aisément sur tous les milieux. Il en conclut que les caractères du bacille originel se sont profondément

modifiés au contact des humeurs de la poule. Quant à la

virulence, le contenu du sac était capable de tuer le cobaye et le lapin etimpuissant pour la poule. Seulement au trotsième passage (le contenu ayant passé trois fois en sac dans le péritoine de la poule), la poule elle-même ne résistait plus

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= 4 contre la culture du contenu du sac. Ainsi Nocard a obtenu avec les sacs en collodion de transfornier le bacille de la tuberculose humaine en bacille de la tuberculose aviaire. Les expériences de Nocard apportent une importante confirmation à l'identité spécifique des bacilles humain et

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aviaire.

Nous pouvons placer ici l'emploi qu’on à fait de divers” côtés de sacs imperméables pour exaltér la virulence des microbes. Ainsi M. Vallée accroît la virulence du bacille du rouget en le faisant séjourner dans des sacs imperméables dans le péritoine du lapin. I observe alors que ses lapins maigrissent lentement, deviennent squelettiques et meurent : dans quelques semaines, empoisonnés par les toxines secrétées dans le sac. Quelques-uns survivent cependant ; alors ils sont fortement immunisés et résistent parfaitement à l’inoculation d’une dose mortelle pour les témoins: Cest un nouvel exemple d’immunisalion par les toxines. L'auteur a vu que le bacille du rouget, dontils’estservipour ensemencer le sac, tuait le pigeon en quatre ae s à la dose

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