‹ La Méthode du Plâtre Pendant: dans le Traitement des Fractures de l'HumérusChapitre 16 sur 18 · Fracture ouverte, pour le temps d'épluchage · texte numérisé non relu

Fracture ouverte, pour le temps d'épluchage

3. Lorsqu'il y a une autre lésion nécessitant une anesthésie.

En particulier, deux cas se présentaient avec une fracture de l’humérus et des deux os de l'avant-bras du même côté: il est alors très élégant de réduire et de plâtrer seulement la fracture de l’avant-bras en prenant le coude mais sans toucher à la fracture de l'humérus qui se réduit comme d'habitude automatiquement.

Les observations que M. le Professeur Dieulafé a bien voulu nous fournir illustrent les faits précédents. Elles nous montrent que le plâtre pendant permet la réduction et la bonne consolidation d'une fracture du col chirurgical et qu'il peut parfaitement réduire un déplacement important, cette réduction progressive ayant l'a-

CÉRATNE

vantage de nêtre pas traumatisante pour Le

blessé. EC ORNE

Comparaison avec les autres méthodes

a) Méthodes orthopédiques : le plâtre pendant constitue un mode de traction aussi sûr et infiniment plus simple que les autres procédés analogues. Il présente sur eux l'avantage de laisser au blessé une liberté de mouvements qui prévient les raideurs articulaires. Il rend beaucoup plus simple le contrôle radiologique.

b)L'enclouage, « ostéosynthèse de l'avenir », ne trouve pas son indication dans la fracture de l’'humérus non compliquée. Il demande des équipes très averties et ne peut être pratiqué que dans les centres chirurgicaux.

M. Botreau-Roussel a observé un cas de paralysie radiale définitive après un enclouage pratiqué sans ouvrir le foyer chez un blessé opéré en France.

Îl semble qu'il faille réserver ce procédé pour le traitement des pseudarthroses de l’humérus.

Conclusion

En matière de traitement des fractures et plus spécialement des fractures de l'humérus, on cherche moins un principe qu'une FE Re d’appareillage valable.

On sait en effet depuis longtemps qu'il faut lutter par l'extension continue contre la rétraction musculaire qui déplace les fragments fracturés. Toute la difficulté a été de mettre au point une technique simple et efficace.

Les nombreux procédés décrits dans la littérature étaient souvent de construction complexe et parfois peu efficaces. Certes des méthodes plus hardies sont venues prouver qu'il était possible de guérir une fracture à la perfection. Mais ces procédés ne sont pas exclus de risques et ne sont utilisables que dans des cas assez peu nombreux. Le travail qui précède emprunte, pour une part, ses observations à des chirurgiens placés dans des conditions particulières : les blessés sont relativement nombreux, les appareils souvent en nombre insuffisant, les possibilités opératoires quelquefois réduites.

Le médecin-chef d’une infirmerie de bled, située à grande distance d’un centre chirurgical,

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